Le goût de la vie

Holly est brisée depuis deux ans, inconsolable depuis la mort de son mari Charlie. Elle vit recluse dans son cottage en bordure de forêt et partage son quotidien avec un gros chien baveux. Elle oublie sa tristesse dans le boulot - elle tient une pâtisserie avec son meilleur ami Jesse.

Un jour, on lui passe la commande d'un gâteau particulièrement symbolique qu'elle doit livrer chez la famille Argyll. Elle y rencontre Ciaran, qui tente de la séduire, mais elle le fuit à grands pas.

Cette lecture n'est rien d'autre qu'une mignardise à savourer sans honte et en toute tranquillité. Ça, c'est fait.

L'histoire est d'une simplicité enfantine mais elle est dégoulinante de charme, de tendresse et d'humour. Et j'ai adoré. C'était comme de s'installer sur un nid de marshmallow géant. J'avais un sourire niais sur les lèvres à parcourir la sérénade qui se joue entre Holly et Ciaran.

Car la romance est admirablement racontée - pas de folle passion ou d'aventures rocambolesques. On a là une relation qui s'installe doucement, mais sûrement, en bousculant tout sur son passage. Ciaran n'est que patience et attention avec Holly, si bien que toute lectrice ne peut que craquer pour lui !

On partage des moments émouvants, complices et romantiques. On sourit beaucoup, notamment grâce à la brochette d'amis et proches qui gravitent pas loin (Martha, Rob, Fergal, Jesse, Mme Hedley etc.). C'était comme de se sentir à la maison ou avec sa famille.

Cela m'a énormément plu - cette lecture fait un bien fou, dans le genre adorable et à fleur de peau. J'ai tenté de la faire traîner le plus possible, mais ce n'était pas facile... Soupir. « Le bonheur était tellement palpable qu'on aurait cru pouvoir l'attraper avec un filet à papillons. »

Harlequin, coll. HQN /  Février 2015  ♦ Traduction de Typhaine Ducellier (Since you've been gone)