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“Those who don't believe in magic will never find it.” (Roald Dahl)

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22 novembre 2012

“Let’s just remember, Sullivan, that I want you for your smoked meats and your smoked meats only.”

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Ce troisième tome se consacre au coeur du problème : la relation tumultueuse entre Merit et Ethan. Ces deux-là se tournent autour depuis le début, ils s'attirent et se repoussent, vont-ils enfin passer à l'action ? 
Oui. 
Amen. 
Sauf que la messe n'est pas dite, et de nouveau la passion tourmentée de notre couple vedette va revenir sur le devant de la scène. Comme c'est frustrant ! 
D'un autre côté, c'est ce qui alimente la série, et ici, pas de doute possible, l'intensité sexuelle est à son apogée. Merit est une héroïne admirable, elle aura besoin de toute sa force pour affronter ce que Sullivan va lui infliger. Ethan est odieux, oui, mais il est sexy et irrésistible dans son genre. Ce vampire est toxique, que voulez-vous, c'est ce que les filles veulent. 
Il serait, toutefois, difficile de résister à ses déclarations. Lorsqu'il abat ses cartes et annonce enfin qu'il est totalement démuni face à sa Sentinelle, ou lorsqu'il reconnaît qu'il a besoin d'elle plus qu'il n'en a jamais eu conscience dans sa longue existence, la lectrice pousse de grooos soupirs extatiques. 
Avec toutes ses hormones en ébullition, on en oublierait presque qu'une intrigue politique se dresse à côté. Les métamorphes se réunissent à Chicago pour décider s'ils veulent affronter le climat haineux de la population ou s'ils préfèrent rentrer chez eux à l'abri, en laissant tomber les vampires, leurs pires ennemis. Fait exceptionnel, l'Alpha Gabriel a sollicité l'aide de Sullivan et de Merit pour sa protection. Un contrat sur sa tête a été ordonné. Cela sent le grabuge et la trahison. Nos représentants de Cadogan ont de sérieux soucis à se faire. 
Et justement, la problématique politique frappera de plein fouet leur relation si compliquée... 
Ce tome 3 signe pour moi mon addiction totale et incompressible envers cette série. La lecture a juste été parfaite, j'en veux encore.

Twice Bitten (Chicagoland Vampires #3) - Chloe Neill
Published October 2010 by Gollancz 

- disponible en VF chez Milady : chloeneill3 

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22 novembre 2012

"Je suis une gentille de la catégorie des bonnes poires."

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Felicity Atcock a pour faiblesse de ne pas savoir dire non : lorsque sa collègue Daphnée la sollicite pour une virée à Londres, elle dit ok en se mordant les lèvres. Ce soir-là, elle rencontre un type baraqué, à la beauté renversante, il la suit jusqu'aux toilettes et lui fait du rentre-dedans. Elle se réveille le lendemain, dans une chambre d'hôtel au rabais, avec une migraine et la vague impression d'avoir vécu une folle partie de jambes en l'air sans le moindre souvenir ! La honte.

Felicity pense retrouver le cours normal de son existence, mais les ennuis s'enchaînent : le colocataire de cette fichue Daphnée est raide, complètement vidé de son sang. Deux jours après, il réapparaît sous la forme d'un vampire ! Il a une fringale de sang et de sexe, Felicity crie au secours et c'est le torride détective Terrence McAllister qui se pointe. Ce type est chaud, très chaud. Il est arrogant et sûr de lui. Felicity ne le supporte pas, mais accepte de sortir avec lui ! C'est son plus gros défaut, vous dis-je, ne pas savoir dire non.

J'ai eu beaucoup de mal à digérer les 50 premières pages tant l'histoire me faisait l'effet d'être vraiment peu subtile, et puis je m'y suis habituée. Certes l'intrigue est assez banale mais elle se laisse lire sans déplaisir. Il faut juste canaliser l'humour bêta de Felicity et faire contre mauvaise fortune bon coeur des scènes grivoises. Oui, c'est trèèès porté sur le sexe et sur les détails affriolants, pas toujours de bon goût hélas. Enfin moi, je n'ai pas trop adhéré (tout en reconnaissant le sex-appeal de Terrence, cela va sans dire).  En fait, ce roman est victime des défauts et qualités du genre : c'est une lecture purement distrayante, avec des passages risibles (le coup de Mme Mim, alias la tante vampire de Felicity, par exemple) mais c'est aussi passablement niais et affligeant. En somme, un joli emballage pour un contenu désinvolte et peu folichon. 

Les anges mordent aussi, par Sophie Jomain
Rebelle Editions, 2011. (ouvrage avec coquilles !) 
illustration : Sylvie Saint-Lager 

22 novembre 2012

“When Rome burned, the emperor's cats still expected to be fed on time”

“My name is October Christine Daye; I live in a city by the sea where the fog paints the early morning, parking is more precious than gold, and Kelpies wait for the unwary on street corners. Neither of the worlds I live in is quite mine, but no one can take them away from me. I did what had to be done, and I think I may finally be starting to understand what's important. It's all about finding the way home, wherever that is. I plan on finding out. 
I have time.” 

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October Daye menait une existence simple et heureuse : elle avait un mari, une petite fille, un job de détective. Son seul secret : c'est une Changeling. Au cours d'une mission pour son suzerain, Sylvester, dont Toby doit retrouver l'épouse et la fille, elle tombe entre les mains de ses ennemis et subit une terrible sanction puisque la voilà transformée en poisson, coincée dans une mare. Quatorze années vont passer sans pouvoir briser le sort. 
Le retour à la vie "normale" a donc un goût amer. October veut qu'on l'oublie, elle bosse de nuit, dort le jour et attend le moment où sa fille acceptera de la revoir. Malheureusement, son passé la rattrape alors qu'elle reçoit le coup de fil d'une vieille connaissance, lady Evening Winterrose, comtesse du fief de Goldengreen. Celle-ci est sauvagement agressée, et avant de mourir, lie par une malédiction October afin de l'obliger à démasquer le coupable de son meurtre. 
Commence une enquête pénible et imprégnée de mensonges. October doit renouer avec "les siens", ceux auprès de qui elle ne s'était jamais sentie à sa place, ceux pour qui elle a tout sacrifié et ceux qui n'ont pas hésité à la trahir. Toby n'a plus le choix, elle reprend contact avec l'univers faerique, les illusions brisées en poche. 
L'atmosphère est particulièrement sombre et oppressante. L'héroïne elle-même est une femme désabusée, tellement résignée sur ce qui l'attend, il faut dire aussi que tout ce qui l'entoure n'est que poudre aux yeux. Le milieu est cruel, indigne de confiance, ce n'est pas nouveau. Du coup, Toby traite son enquête avec un certain écoeurement (comme on la comprend !) mais ce n'est pas sans conséquence sur l'impression donnée au lecteur. Ce n'est pas gai du tout, mais ça ne me dérange pas, et puis l'action est lente, pas de problème non plus. 
En fait, le gros enjeu de ce roman était de placer tous les pions sur l'échiquier, de planter le décor et les personnages. Résultat, on apprend beaucoup, on découvre et on attend. A partir de là, je pense que cela sera du pain bénit pour la suite. Plus besoin de tergiverser, le train est maintenant en marche, il faudra développer ce qu'on nous laisse entrevoir dans ce tome 1. Et croyez-moi, il y a vraiment de bonnes choses ! Espérons que mes espoirs ne seront pas déçus.

Rosemary and rue (an October Daye novel) - Seanan McGuire
Published September 2009 by DAW BOOKS Inc. 

“There weren’t any fairy tales in the streets around me. If there was ever a 
Cinderella, her glass slippers shattered under her weight and she limped home bleeding from the ball.” 

22 novembre 2012

"Maybe she had checked her brain into her panties from the second she first laid eyes on the man."

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Dès le début, j'ai été gênée par les nombreux clichés dont s'entourait la mécanique de l'histoire (classique, pourvue d'un érotisme sauvage, souvent mal placé, avec des personnages qui ne nous étonnent plus) mais ceci ne m'a guère empêchée d'aller jusqu'au bout !
Lui, Lucan Thorne, le chef de la bande, est torturé par sa Soif sanguinaire mais n'en dit rien à personne, pour ne pas perdre la confiance des siens, et puis il est attiré comme un dingue par une nana, Gabrielle, qui porte la fameuse Marque (celle qui fait d'elle une Compagne du Sang), du coup il se dit qu'il ne doit plus la voir, même si elle l'obsède au point qu'il ne peut s'empêcher de lui rendre visite chez elle, la nuit, pour peupler ses rêves de fantasmes débridés... hmm! 
Elle, Gabrielle, est donc une nana célibataire, qui n'a pas connu les joies du sexe depuis une éternité, ses copines la tannent à ce sujet et l'entraînent dans une boîte malfamée pour fêter son succès de jeune photographe en herbe qui a le vent en poupe, bref ce soir-là Gabrielle est témoin d'une bagarre qui vire au massacre, elle va rencontrer le détective Thorne et tomber sous son charme, oui, elle sacrifiera même un plat de cannellonis pour s'envoyer en l'air avec cet illustre inconnu, dès le lendemain elle plane sur son petit nuage avant de retomber lourdement sur la terre ferme. Gnak, gnak. 
Les préoccupations sentimentales du couple ne sont, franchement, pas très émoustillantes. La situation est triste à pleurer, parce qu'elle ne surprend pas (ou plus) car elle rappelle d'autres schémas existants. Et puis cela manque de séduction et de subtilité, entre son odeur de jasmin à elle et son charme ombrageux à lui, on soupire presque en chuchotant pff, encore ! J'étais donc libre d'en rester là et d'abandonner ma lecture, mais je me suis surprise à parcourir tout le bouquin en un temps record, allez, j'admets, j'ai bien aimé découvrir qui étaient les guerriers de la Lignée (ils sont sexy, dangereux et attirants, il n'y a pas trop de cuir à déplorer, c'est déjà un bon point !), ce qu'impliquaient leurs combats et qui étaient leurs ennemis (sacrée révélation finale, à ce propos !). Moi qui m'attendais à une lecture plus que médiocre, j'ai trouvé que le résultat n'était pas si mauvais et qu'il offrait un bon divertissement, mais il n'y a rien de nouveau là-dedans. 

Le Baiser de Minuit, par Lara Adrian (Milady, 2011)
traduit de l'anglais (USA) par Franck Richet 

22 novembre 2012

In Italy, a powerful vampire is amassing the power to control the souls of the dead...

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Suite à la débandade survenue dans le tome précédent, Victoria s'est retirée du monde pendant un an, afin de revenir plus vindicative et déterminée à se venger. Les vampires semblent avoir déserté la capitale britannique, Max Pesaro ne donne plus signe de vie, et même Sebastian Vioget s'est évaporé dans la nature. C'est en renouant avec de vieilles connaissances que Victoria rencontre le célèbre Polidori, escorté par un garde du corps qui fait naître un trouble grandissant chez notre chasseuse de vampires. ^-^
Et l'action s'enchaîne, puisqu'il faut partir en Italie pour mener une enquête plus approfondie concernant l'organisme secret nommé Tutela. Sur place, une surprise de taille attend Victoria : Max est bel et bien vivant, mais a trahi son clan. 
L'héritière des Gardella va devoir livrer une bataille plus féroce, dans un milieu qui lui paraîtra encore plus fourbe et dangereux. Heureusement qu'elle a gagné en maturité et en force, la jouvencelle du début est aux oubliettes, c'est en femme maîtresse d'elle-même, de ses choix souvent intempestifs et de ses décisions radicales, que Victoria se présente désormais. 
Ce tome 2 fait également la part belle au personnage de Sebastian, qu'on ne cerne pas très bien, sauf qu'il est séducteur et sarcastique, sans oublier qu'il ne laisse pas totalement indifférent notre chère Victoria. Gniiii... La faucheuse a pourtant bien du souci à se faire, Sebastian n'est pas digne de confiance, on le sait, elle aussi, et d'ailleurs on va découvrir une partie de son secret au cours de l'histoire, ce qui risque de chiffonner nos petites supputations de base. Hanlala, c'est plus qu'excitant ce qui nous tombe sur la pomme, croyez-moi. 
Finalement, c'est ce qui me plaît dans cette série - l'intrigue n'est peut-être pas foncièrement originale et aurait tendance à se répéter (sur le principe qu'à chaque fois il faut sauver un objet sacré des mains de l'ennemi), mais cela reste incroyablement divertissant et plaisant à lire. La recette est simple : on trouve du badinage amoureux, de l'action et du suspense. De plus, l'auteur n'hésite pas à zigouiller des acteurs importants à l'histoire, ce qui donne forcément envie de vouloir lire la suite, le principe est vicieux mais efficace. En bref, il me semble que cette série a enfin trouvé son rythme de croisière, ce qui me convient parfaitement. 
Série bouclée en 5 tomes.

Rises the Night (The Gardella Vampire Chronicles #2) - Colleen Gleason
Published June 2007 by Signet

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22 novembre 2012

Old habits died hard.

Là où commence notre histoire, les demoiselles de bonne famille se pressent dans des bals pour la rencontre opportune, celle qui fera d'elles l'épouse de, afin d'asseoir leur réputation et leur futur. Victoria Gardella est une jeune beauté de 19 ans, également promise à se trouver un riche mari, mais qui se voit confier un héritage familial d'une autre envergure : être une Venator (une tueuse de vampires). 
C'est sa tante Eustacia qui va tout lui apprendre et la préparer à affronter ses missions. Notre héroïne n'est point farouche, et compte bien prouver à Max Pesaro, son soutien appelé d'Italie, qu'elle n'est pas qu'une péronnelle soucieuse des fanfreluches, des quadrilles et des bons partis. Sa famille a d'ailleurs désigné pour elle le candidat idéal : lord Rockley, marquis de son état. 
Entre les soirées mondaines, les séances de badinage avec son élu, ses chasses nocturnes, ses rencontres fortuites, Victoria sent poindre la migraine ! Qu'à cela ne tienne, elle a juré de retrouver un livre ancien, de l'arracher des griffes de l'ennemi, de protéger les simples mortels et de préserver son secret. Or, un autre cas de conscience s'impose à elle - entre la félicité conjugale et la destinée à accomplir, le choix est crucial et n'accepte aucun compromis. 
J'étais très curieuse de découvrir cette série (je la convoitais depuis deux ans !), mais j'ai été un peu déçue du résultat. Je n'ai pas été convaincue par le mélange des genres, d'un côté la romance historique, affreusement plate, sans humour ni effronterie, de l'autre la version Buffy-the-vampire-slayer apparaît plus sympathique, avec un assistanat de choix, en la personne de Max mais aussi de Sebastian. Ces deux-là dégagent un charisme dévastateur, nimbé de séduction et de danger, hmm. 
L'intrigue, dans son ensemble, n'est guère originale et souffre de stéréotypes sans ternir l'aspect divertissant du roman non plus. Parce qu'il faut admettre que l'histoire prend aussi de vilaines tournures, pas toujours au profit des protagonistes, et c'est ce qui m'embête au fond, parce que je n'ai pas été complètement emballée par ce 1er tome, je me disais oui mais bof, et pourtant je ressens comme une petite démangeaison à vouloir en savoir plus et connaître la suite. 
Qui a dit qu'un clic vous facilite la vie ?

The Rest Falls Away (The Gardella Vampire Chronicles#1) - Colleen Gleason
Published January 2007 by Signet  - DISPONIBLE EN VF :  Chasseurs de Vampires (ed. City)

22 novembre 2012

"Popcorn isn't food, it's popcorn."

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J'ai beau tourné dans tous les sens ce que m'inspire cette lecture, hélas il n'en sort rien, absolument rien. C'est dire le vide qu'elle renferme, en dépit de ses 400 pages. Nous avons là une histoire tristement plate, et quelconque. Quel ennui. 
Imaginez un type, un psychologue renommé dans sa ville, kidnappé par une mère abusive dans l'espoir qu'il vienne en aide à sa fille. Cette dernière est hémophobe, pas de quoi fouetter un chat selon le docteur, très en colère d'avoir été le dindon de la farce. Il comprendra avec un temps de retard que sa patiente est en fait une vampire, ce qui explique mieux l'extrême gravité de son mal. 
Bref, notre psy s'appelle Greg, il est beau mec et trouve la douce Lissianna à son goût. Celle-ci apparaît pure, angélique et compatissante, elle n'est pas insensible au charme du docteur non plus, mais calmons-nous. Point d'ébats passionnés ni de jeux de séduction mignons et craquants au programme. A la place, c'est plus lisse, romantique et drôle aussi. (Oui, oui. Tout n'est pas foncièrement mauvais non plus. Et le côté bonbon apporte une certaine saveur, mine de rien.) 
Sauf que, non. Le résultat n'est pas très succulent. 
Non seulement l'histoire s'éternise dans des bavardages creux et inutiles, ce qui sert finalement à présenter cette étonnante famille Argeneau, est-ce pour autant concluant ? Non, même pas. Il se dégage un sentiment de niaiserie qui donne envie de bouder. En clair, tout le monde s'aime, se mêle des petites affaires des autres, tout le monde est beau, sexy, et aussi sympa, moderne, branché... houlala, ça rase les pâquerettes ! 
De plus, il ne faut pas espérer une intrigue consistante, pour compenser, car il ne se passe strictement rien. Disons que cela se résume à une romance -sans éclat- entre un humain et une vampire, le seul détail qui change des clichés habituels repose dans l'idée que les vampires sont des êtres nés d'un procédé biotechnologique qui date de l'Atlantide ! Un concept original, pas très décoiffant non plus. 
Reste le dernier atout : l'humour, bien sûr. Car oui, c'est drôle et cocasse. Je pense au type qui fourre un concombre dans son pantalon ou celui qui porte des pyjamas Spiderman sans peur du ridicule... des petites perles qui ne sauvent toutefois pas une série qui ne s'annonce pas particulièrement brillante et qui ne se détache pas de la masse.

En-cas d'Urgence (Les Vampires Argeneau #1) par Lynsay Sands
Milady, 2011. Traduit par Zeynep Diker. 

“I know that sounds weird, but it's hard to be scared or even angry at a guy in Spider-Man pajamas”

22 novembre 2012

“Vampires. Honestly, they're like children sometimes. ”

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Ce n'est pas la couverture, vulgaire et racoleuse, qui m'a incitée à ouvrir ce livre. J'ignorais tout de la signification du mot succube, entendez : un démon qui prend l'apparence d'une femme pour avoir des relations sexuelles avec un mortel. Ceci ne m'encourageait pas davantage ! Finalement, la curiosité l'a emporté sur le reste, me fiant aux avis positifs d'autres lecteurs, et aussi parce que cette histoire se passe dans un monde autour des livres. Georgina Kincaid, l'héroïne, travaille dans une librairie. Elle est succube mais déteste ça. Ses réflexions et ses attitudes s'attachent plus à celles d'une humaine, jusqu'à son apparence, irréprochable de séduction, qui fait tourner la tête à tous les hommes sur son passage. 
Cela commence par sa rencontre avec son auteur préféré, Seth Mortensen, qui se révèle sous un jour nouveau. Beaucoup moins brillant qu'à l'écrit, l'homme est un introverti peu sûr de lui, fasciné par la belle Georgina, pourtant il recule plus souvent qu'il n'entreprend. Mais il faut souvent se méfier de l'eau qui dort !  
C'est Roman Smith, un type croisé entre les rayons de la librairie, qui rendra Georgina fébrile d'excitation rien qu'à sa vue. Il est beau, il est sexy, il est charmant, il est culotté. Il est le fruit défendu. Georgina se fait violence de ne pas succomber, car elle connaît les conséquences, aussi elle se retient, souffre et devient folle de désir, en dépit des nombreuses barrières qu'elle s'impose. 
Des scènes d'intensité érotique sont à prévoir ! Vraiment, un régal. 
Bref, toute cette histoire ne se cantonne pas à des aventures sentimentales d'un succube qui regrette son pacte avec le diable. En fait, Seattle voit surgir un tueur en série qui s'en prend à la communauté des immortels, dont fait partie Georgina. Le petit groupe se concerte, cherche des solutions, malgré les imprécations sévères de l'archidémon Jérôme et de l'ange Carter qui souhaiteraient mettre leur troupe à l'abri.
Sur ce plan, l'auteur cherche à brouiller les pistes, j'ai joué le jeu durant un temps mais j'ai clairement vu venir le fin mot de l'histoire. Ceci n'a nullement gâché mon plaisir, j'admets, j'étais accrochée aux pages de mon livre. Au début j'étais étonnée du manque d'action et du côté plan-plan de l'intrigue. Des démons et des vampires mènent une vie ordinaire, se fondent dans la masse, côtoient des anges en toute impunité, et jamais ne démontrent l'étendue de leurs pouvoirs machiavéliques, tiens donc ! C'est dire combien cette lecture s'appuie sur d'autres sensations, plus sensuelles et érotiques, mêlant crûment les fantasmes et le sexe. Et Georgina est une héroïne habile et exemplaire dans son domaine, je dis ça en toute innocence... mais évitez de confier ce livre (une série en 6 ou 7 tomes, en fait) à vos filles qui ont aimé Twilight, c'est beaucoup moins chaste mais terriblement affriolant.
Verdict sans appel : Une lecture rapide, distrayante, surprenante sur le long terme.

Succubus Blues, par Richelle Mead

Bragelonne, 2009 - Traduit de l'anglais (USA) par Benoît Domis

22 novembre 2012

“If you run from me, I will chase you, and I'll find you....”

 

# I Can Feel A Hot One - Manchester Orchestra

Une chanson tout à fait appropriée à cette lecture ... Hot, hot, hot. Et terriblement grisante. Hmm.

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Cat est une nana très jolie, étudiante le jour, elle traîne le soir dans les bars minables de l'Ohio. Elle allume les types, pas n'importe lesquels, juste les vampires, qu'elle déteste cordialement. Elle les attire dans un piège avant de les tuer de sang froid. Elle est très douée pour ça, son physique de rousse plantureuse lui vaut bien des égards, mais sa mission lui vient d'une vengeance personnelle (sa mère a été violée une vingtaine d'années plus tôt par un vampire). Et aussi étrange que cela puisse paraître, Cat est née de cette union ! Elle est mi-humaine, mi-vampire. Sa vie n'est pas facile, elle est détestée par ses grand-parents chez qui sa mère et elle ont trouvé refuge, celle-ci d'ailleurs la pousse à tuer plus, toujours plus, et ne la lâche pas une minute, elle craint tellement que sa fille succombe à la partie vampire de son sang, bref elle fait tout pour lui faire détester les créatures de la nuit, elle est même hyper agaçante pour ça, mais bon... Cat est formatée pour la haine et la vengeance, jusqu'à présent son palmarès est impressionnant, elle a aligné les macchabées sans se faire repérer. Cela n'empêche pas la jeune femme de se sentir seule et frustrée parce qu'elle a été abusée par son ancien petit ami, Cat est une héroïne forte en apparence mais vulnérable en fouillant de plus près.

Et puis, elle rencontre Bones. Un vampire qui est aussi chasseur de primes. Elle a prévu de l'envoyer en enfer, mais le type lui a tendu un piège. Le tête-à-tête est explosif ! Une trêve est pourtant conclue lorsque Bones comprend que Cat devient un atout inestimable. Il lui promet de l'aider à retrouver son père en échange elle l'aide à arrêter un vampire qui appartient à l'équivalent de la pègre. Une mission corsée, ardue et pimentée s'annonce. Beaucoup de sensualité, de baston, de provocation gratuite, de scènes olélé sont à prévoir. Et c'est terriblement aguichant ! Mygod, je n'ai pas vu le temps passer.

C'est de la bit-lit convenue et sexy, rien de neuf sous le soleil, mais c'est tout ce qu'on demande à ce genre de lecture ! L'héroïne est au départ une nénette inhibée, qui se révèle finalement une vamp irrésistible et qui n'a pas froid aux yeux, pfiou, quel contraste ! D'un autre côté, Bones est l'archétype du héros impitoyable mais pas méchant, car il oeuvre pour la bonne cause, lui aussi tue des vampires, c'est un monde à part, ni tout blanc, ni tout noir, on le découvre petit à petit, et comme Cat, nos préjugés tombent comme les feuilles des arbres durant l'automne ! L'histoire entre ces deux-là vaut son pesant de cacahuètes, il y a de l'amour, c'est fatal, en même temps je n'ai jamais trouvé que c'était mielleux (ni vulgaire) et la fin échappe même à l'idée que tout conte de fées est possible ! Ouf. Vivement le prochain, j'ai hâte !

Série : Chasseuse de la Nuit - Tome 1 : Au bord de la tombe, par Jeaniene Frost
Milady, label des éditions Bragelonne, 2009 - 505 pages - 8€
traduit de l'anglais (USA) par Frédéric Grut

22 novembre 2012

“Here, Kitty, Kitty, Kitty...”

C'est sur la bonne foi des commentaires positifs que j'ai eu envie de lire cette série, parce que l'emballage ne faisait drôlement pas envie...

morsure_magique 

Atlanta, dans une ère future. Kate Daniels est une mercenaire qui agit en free-lance pour la Guilde, ses missions consistent à capturer des créatures paranormales pour les empêcher de nuire. La Magie est devenue la source principale d'énergie pour la société, avec hélas des impondérables comme les monuments qui s'effondrent ou le recours à l'ancienne énergie, appelée tech, pour les consommations courantes. 
Très indépendante et rebelle jusqu'au bout des ongles, Kate a toujours mené sa barque à la barbe de l'Ordre, jusqu'au jour où elle apprend la mort tragique de son tuteur, lequel était Chevalier Divin. Aussitôt, Kate décide de mener son enquête, se place sous la protection de l'Ordre et découvre des faits étranges, comme la présence d'un vampire décapité sur la scène du crime, à côté du corps mutilé de Greg Feldman. 
Plusieurs pistes la guident vers la Meute, où sont rassemblés les Changeformes, avec Curran, le Grand Seigneur des Bêtes, qui est à leur tête et ne supporte pas l'insolence de Kate, bien qu'il consente à lui apporter son aide. De même, la jeune femme se rend auprès du Peuple, c'est-à-dire les Nécromanciens ou les nécronavigateurs, lesquels ne s'entendent pas avec la Meute, de plus ils considèrent les vampires comme leur vecteur de communication, une nouvelle fois Kate n'est pas accueillie avec le tapis rouge mais obtient du chef Ghastek son entière collaboration.

Morsure Magique est un livre qui repose sur l'action, le suspense, la magie, la provocation et la violence. L'univers est sombre, donc intriguant. J'ai vraiment envie d'en savoir plus, même si les couvertures sont loin d'être un appel du pied (elles sont immondes, à mon goût). Les personnages aussi interpellent, l'héroïne ne fait pas dans la dentelle, c'est une dure à cuire, ce qui parfois me déconcerte toujours un peu (je n'aime pas les cruches non plus, mais les wonderwomen me font aussi sentir mal à l'aise). Et puis Curran... hiii, nous n'avons là que des prémices d'une relation  qui promet une forte tension sexuelle entre Kate et lui, miam, miam. Très bon premier tome, donc, malgré des coupures dans le texte qui laissent parfois songeur. 

Kate Daniels - Tome 1 : Morsure Magique, par Ilona Andrews
Milady, un label des éditions Bragelonne, 2009 - 350 pages - 7€
traduit de l'anglais (USA) par Sara Doke

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