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“Those who don't believe in magic will never find it.” (Roald Dahl)
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14 novembre 2013

Dans les bois, par Harlan Coben

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Dans les bois, par Harlan Coben (Audiolib, mars 2008, texte lu par Pierre-Marie Escourrou, traduit par Roxane Azimi pour les éditions Belfond)

Paul Copeland est un homme brisé par la vie. Veuf, il élève seul sa petite fille. Il s'est démené dans sa carrière et a été promu procureur du comté de l'Essex. Brillant, ambitieux et charismatique, il cache ses blessures et n'évoque jamais le drame de son adolescence, alors qu'il était en colonie de vacances, quatre jeunes gens ont disparu dans les bois, parmi eux il y avait sa sœur Camille.

Et voilà que vingt ans plus tard, il est appelé pour identifier un corps et reconnaît le petit copain de sa sœur ! Il croit alors à l'impossible, relance l'enquête, traque le moindre indice, retrouve son premier grand amour et va dénicher de vieux secrets de famille dont il n'avait pas idée. C'est même là tout le drame ! A côté de ça, il doit garder la tête froide pour son procès, l'affaire est ardue, la défense a la rage au ventre et use de tous les moyens pour l'intimider.

Pour mon premier Harlan Coben, j'ai voulu miser sur un titre qui ne s'inscrit dans aucun cycle en particulier (pas de Myron Bolitar à l'horizon, par exemple). Ma foi, je n'ai pas été déçue du voyage : la lecture a été rapide, prenante, angoissante, bien menée et bien rendue. La fin, peut-être, prête à confusion mais c'est en lisant Sans un mot que vous obtiendrez les réponses qui évacueront tout malentendu ! Un roman au suspense efficace, qui tient ses promesses.

A noter : Pierre-Marie Escourrou interprète le rôle du gendarme Pierre Roussillon dans la série Une femme d'honneur sur TF1.

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18 mars 2013

Carrément hot !

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Vous prenez cette citation en VO : "Alright, good night,” he said, his words a little slurred. “But before I pass out, I want you to know that you’re the hottest biscuit this side of the gravy boat."

Et vous obtenez en traduction française : "D'accord, bonne nuit, fit-il d'une voix ensommeillée. Mais avant que tu ne t'endormes, je voudrais te dire que tu es le petit bain brioché le plus sexy que ma saucière de béchamel ait jamais croisé."

Je ne sais pas vous, mais moi j'ai éclaté de rire. C'est beau, la romance... ♥

Carrément hot, par Erin McCarthy (J'ai lu, coll. Passion intense, 2012)

5 novembre 2013

Vengeance, par Jenny Han & Siobhan Vivian

Vengeance, par Jenny Han & Siobhan Vivian (Panini Books, coll. Scarlett, septembre 2013 - traduction de Carine Roulet)

Forte de mon enthousiasme pour la série de Jenny Han (L'été où je suis devenue jolie), j'étais impatiente de lire ce nouveau titre, écrit avec Siobhan Vivian, l'auteur de La liste. Hélas, triple hélas, la déception aura été au rendez-vous. Comment l'expliquer ? C'est déjà difficile de l'avouer, mais il faut reconnaître que l'alchimie n'a pas eu lieu.

L'histoire se passe sur Jar Island, un cadre paradisiaque, où tout le monde se connaît depuis l'enfance. Trois héroïnes sont à l'honneur : Mary avait quitté l'île des années plus tôt et a décidé de revenir affronter ses vieux démons. Lillia, au comportement de princesse, se ronge les sangs en découvrant que sa jeune sœur fricote avec un garçon plus vieux qu'elle. Kat est la plus délurée, ou la plus rebelle, affublée d'une vie familiale compliquée. Elle a été séduite par le beau gosse plein aux as pendant l'été, le retour au lycée lui vaudra une belle déconfiture.

Toutes les trois ont en commun de vouloir se venger, leurs cibles formant la petite bande des élèves populaires de l'école, auxquels appartient Lillia, ceci dit. Et pourtant, elle accepte de pactiser avec Mary et Kat et œuvre pour obtenir gain de cause. En secret, en cachette, à l'insu de tous. Les filles ne s'affichent jamais ensemble, ne montrent à personne qu'elles se connaissent ou sont de connivence. Leur plan est diabolique, parfaitement huilé, abominablement redoutable !

Malgré tout, je n'ai pas adhéré un seul instant à cette histoire, que j'ai trouvée plate et sans saveur. Je n'ai pas réussi non plus à m'attacher aux personnages, dont les intentions m'ont semblée terriblement vaines, creuses et immatures. Bref, ce roman n'a pas su me convaincre et j'en suis sortie plus que perplexe, pour ne pas dire déçue par cette promesse non tenue. Pour l'heure, j'ignore si je lirai la suite, mais elle figure loin dans mes priorités à lire !

26 novembre 2012

“Tyson has a granddaughter,a pretty red-haired creature, I’m told. You are to seal your hold on his lands by marrying the girl.”

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Récompensé pour sa loyauté, Ivo de Vassy a reçu du roi Guillaume II un titre de noblesse, des terres et une épouse ! Alaida est jeune, très belle et indépendante, elle n'a pas sa langue dans sa poche et entend bien manifester son mécontentement. Mais Ivo est totalement sous le charme, il préfère rire des frasques de sa jeune promise. Le lendemain de sa nuit de noces, par contre, il s'éclipse de leur chambre, laissant sa douce complètement éplorée ... et vexée !

Ivo est en fait frappé d'une malédiction qui remonte à des temps anciens. Guerrier viking, il a essuyé la colère de la sorcière Cwen. Celle-ci, dévastée par l'assassinat de son fils, s'est vengée en jetant un sort sur les neuf guerriers. Ces derniers, désormais immortels, sont condamnés à se métamorphoser en des animaux, le jour ou la nuit. Ivo, lui, devient un aigle, dès l'aube et se cache dans la forêt avec son fidèle compagnon d'infortune, Brand.

J'ai été très agréablement surprise par cette histoire, non seulement la romance est jolie, pleine de charme et d'humour. La relation entre Ivo et Alaida est forte, même si elle est empoisonnée par les non-dits, on perçoit tout de suite une alchimie parfaite dès qu'ils sont en présence l'un de l'autre (d'où ma frustration de les voir se tenir à distance ou demeurer abstinents par la force des choses !). Sinon, l'intrigue est richement construite, l'auteur a tissé une toile dans l'ombre, pas du tout perceptible, j'ai été sérieusement bluffée par les ressorts cachés, par l'utilisation de la magie et les références historiques. C'est tout à l'honneur de ce 1er tome, qui parvient à nous étonner sur certains points, car j'ai voulu lire les deux autres livres de la même saga et j'ai moins accroché. Je me contenterai donc de ce tome unique et j'en suis tout aussi ravie.

Les Guerriers Maudits, tome 1 : L'Aigle noir, par Lisa Hendrix
J'ai Lu, coll. Crépuscule, 2011 - traduit par Dany Osborne

22 novembre 2012

♠ Meurtre à Shakespeare ♠

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Lily mène une existence simple et sans histoire dans la petite ville de Shakespeare, au fin fond de l'Arkansas. Son métier (femme de ménage) fait d'elle une personne populaire mais discrète, aussi le meurtre de son propriétaire la voit soudainement propulser sur le devant de la scène, ce qui n'arrange pas ses affaires. De plus, deux hommes (l'inspecteur Claude Friedrich et son prof d'arts martiaux) lui manifestent soudain des signes d'intérêt qui la mettent mal à l'aise, ça commence à faire beaucoup pour notre héroïne ! Lily aime maintenir une distance entre elle et les autres, par la faute de son passé qui la hante encore (on découvre les raisons au fil de la lecture, c'est assez éprouvant). En apparence, Lily est une jeune femme froide et mystérieuse, mais parce qu'elle est torturée et fragile au fond d'elle. 
La personnalité de l'héroïne rend quelque part la lecture plus noire et complexe, même si l'intrigue policière est classique et traditionnelle dans sa ligne de conduite (pas d'esbroufe, mais un bon suspense car je n'avais pas deviné le dénouement). Toutefois, Charlaine Harris prend plaisir à décrire le quotidien d'une petite ville américaine, avec sa galerie de personnages et ses anecdotes savoureuses. C'est vraiment pour moi le petit plus qui rend cette série intéressante à découvrir et à suivre car plusieurs personnages sortent du lot et j'ai bien envie d'en savoir plus ! 

Meurtre à Shakespeare (Lily Bard #1) - Charlaine Harris
J'ai Lu, 2012 - traduction de Tiphaine Scheuer 

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22 novembre 2012

"Freaking males, I thought, they couldn't be more obvious about their territorial dispute if they'd both peed on me."

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Sabina Kane est à moitié vampire, à moitié mage. Ses parents décédés, elle a été élevée par sa grand-mère Lavinia, chef des Dominae, l'institution qui commande les vampires, et pour laquelle Sabina travaille en tant qu'exécutrice. Sa dernière mission consistait à éliminer son meilleur ami. Pas de problème pour Sabina, elle est programmée pour ne pas décevoir les attentes de sa grand-mère, pour qu'on lui pardonne aussi d'être une métisse. Elle accepte aussitôt un nouveau contrat plus dangereux, qui consiste à infiltrer les camps de l'ennemi, dont le chef de fil est Clovis, de trouver le traître qui sévit parmi leurs troupes et d'éliminer les éléments en trop.

En chemin, Sabina rencontre Adam, directement débarqué de New York. Il officie pour les Mages et doit convaincre la jeune femme d'accepter une entrevue avec l'autre moitié de ses origines. Petit à petit, il cherche à lui faire comprendre certaines choses, mais Sabina est trop butée pour l'écouter. Dans le genre, c'est une parfaite héroïne au caractère belliqueux, sauf que sa rage de vivre ne masque en rien son mal-être. Blindée derrière sa carapace, la jeune femme se veut froide et sans état d'âme dans un premier temps, puis elle change un tout petit peu, notamment au contact de Vinca (sa colocataire fey), de Giguhl (le démon qui se transforme en chat) et même d'Adam, qu'elle n'aime pas trop côtoyer à cause des sensations qu'il fait naître chez elle.

Il n'y a pas de grande originalité au programme, et certains dénouements nous apparaissent aussi vite évidents, mais pour une première approche, cela n'a pas été désagréable. Cela manque peut-être de glamour, mais ce n'est pas rédhibitoire non plus, j'ai tout simplement bien aimé, cela ne s'explique pas et c'est comme ça. J'ai apprécié la personnalité des personnages, leurs complexités surtout, et les pointes d'humour et de séduction (infime, il faut bien le reconnaître). Et puis l'univers aussi est intéressant, on croise des vampires, des démons, des feys et des mages, cela ouvre de multiples possibilités. En gros, ce n'est pas la découverte phénoménale non plus mais ça se lit vite et bien. C'est déjà pas mal pour un début.

Red-Headed Stepchild (Sabina Kane #1) - Jaye Wells
Published April 2009 by Orbit / édition française 2011, traduction de Michelle Charrier

22 novembre 2012

Stop playing verbal games with me, madam, or I shall go out into that ballroom, find your mother, and bring her here.

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Autant l'avouer tout de suite, je me suis clairement régalée en lisant ce livre. Miss Alexia Tarabotti est décrite comme une vieille fille sans charme, au physique qui rappelle trop ses origines italiennes, et qui ne répond nullement aux critères victoriens de l'époque. Par contre, la demoiselle possède érudition, intelligence, indépendance et force de caractère. Cela fait désordre, mais c'est le cadet de ses soucis. Autre détail la concernant, Alexia ne possède pas d'âme, c'est une "preternatural", ce qui signifie qu'elle est capable par un simple toucher d'annuler les facultés surnaturelles des autres créatures (vampires, loups-garous etc.). Oui, tout ce joli petit monde vit parmi les humains, leur intégration a eu lieu des siècles auparavant, il n'est pas rare d'en croiser jusqu'aux sphères de la haute société. La reine a d'ailleurs créé un Bureau spécial pour les affaires de ce genre, et l'Alpha de Woolsey Castle, Lord Maccon, est un agent redoutable. 

Ah ! Lord Maccon... Je ne vous cache pas qu'il est un personnage au potentiel fort affirmé. Son caractère de cochon se marie à merveille avec le tempérament volcanique de Miss Tarabotti. Depuis qu'ils se connaissent, ces deux-là ne font que se disputer et s'agacer mutuellement. En fait, leur badinage incessant marque aussi le début d'une idylle, pimentée et fougueuse. Du fait de leur orgueil respectif, ils se protègent contre leur attirance, et qu'est-ce que c'est bon ! C'est drôle, c'est sexy, c'est irrésistible.

A côté, il y a un semblant d'intrigue qui se met en place. Tout commence lors d'une soirée mondaine. Alexia est agressée par un vampire qu'elle tue maladroitement. C'est le début de ses ennuis. Il lui faut rendre des comptes, rencontrer la reine des vampires, comprendre qu'elle est mouillée jusqu'au cou dans cette histoire qui fait apparaître la disparition de vamps et de garous solitaires. Le bureau de l'Alpha n'était pas encore au courant et se charge d'enquêter aussitôt sur ces faits étranges.

Avec ce premier tome, Gail Carriger nous fait cadeau d'un univers qui flirte entre les genres (urban fantasy, romance historique et steampunk). J'ai trouvé l'ensemble très intéressant, sensuel, spirituel et exquis. Les personnages possèdent beaucoup de charme, Lord Maccon et Alexia en tête, mais également les figures secondaires comme le Professeur Lyall, le Beta de la meute, ou Floote, le majordome de Miss Tarabotti, mais aussi Lord Akeldama, un vampire excentrique qui s'est pris d'affection pour la jeune femme, ou miss Ivy Hisselpenny, sa meilleure amie qui porte des chapeaux affreux. Enfin bref, j'ai adoré et je suis déjà prête pour dévorer la suite - Changeless & Blameless (tomes 2 et 3 déjà parus).   

Soulless (The Parasol Protectorate #1) - Gail Carriger
Orbit, 2009.

23 novembre 2012

“Verity, you have a choice. We eat, we talk, we pass the evening with an attempt at civility. Or we f***. It’s up to you.”

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La divine Soraya, la plus célèbre courtisane du pays, décide de prendre sa retraite sans en avertir ses admirateurs. Son dernier protecteur, le duc de Kylemore, son amant durant un an, avait choisi de lui demander sa main pour provoquer son insupportable mère. Hélas pour lui, il découvre une maison vide. La belle s'est fait la malle et lui voit rouge.

Il décide de retourner le pays pour la retrouver. C'est dans un petit village au bord de mer qu'il tombe nez à nez avec Verity Ashton, parée d'une robe noire guindée et d'un chignon strict. Elle est froide, distante, ne lui doit rien et le lui rappelle. Alors il l'enlève sur le champ et l'enferme dans sa maison au fin fond de l'Ecosse.

La jeune femme entre en résistance, elle veut se racheter une vertu, lui est trop blessé pour la comprendre, il agit comme un gamin frustré d'avoir été privé de son jouet préféré, il est bête, borné et brutal. Ses intentions sont claires : il veut la briser, bafouer sa fierté, salir son âme. Il va s'y employer avec des gestes rudes, pour ne pas dire choquants et révoltants.

Car ce roman m'a sérieusement posé un cas de conscience. Pour la première fois, une liaison tumultueuse m'est apparue malsaine, ce n'est plus de la passion animale, ni un coup de folie, ça ne ressemble pas du tout à de l'amour, c'est dérangeant. Il y a trop de scènes violentes, avec des actes forcés et de la brutalité (le premier rapport, entre eux, après leurs retrouvailles, a été pour moi le plus abominable !). A cause de tout ça, je n'ai pas aimé le duc, son attitude est exagérée et inexcusable. Je n'ai pas compris non plus comment les sentiments de Verity avaient pu s'éclairer aussi soudainement. Que de frustration, que d'amertume. J'avais bien aimé le début, pourtant.

L'amour fou, par Anna Campbell
J'ai Lu, coll. Aventures & Passions, éd. 2010 - traduit par Viviane Ascain

22 novembre 2012

Les loups-garous aiment le blues. Qui l'eût cru ?

J'avais besoin d'une lecture récréative (et réparatrice), j'ai été vernie ! Morsure secrète a été mon livre interdit. (clin d'oeil à Cécile) Je n'avais pas lu 20 pages que déjà notre mâle séducteur nous lance une réplique de la mort, "je vais te prendre ici, dans l'herbe, à quatre pattes". Oooooh, yeux ébahis. Sourcils levés. Où suis-je ?!

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C'est donc l'histoire entre un loup et un agneau. D'un côté, nous avons Lachlain, un garou qui s'est sauvé de son cachot, où il a croupi pendant 150 ans, car il vient de trouver son âme soeur. Il s'agit d'Emma, petite chose toute fragile et gracile, qui est mi-vampire, mi-valkyrie. Celle-ci ignore qu'elle est son âme soeur, chose impensable. Elle est suffisamment terrorisée face à cette brute sans manières mais fait front et se refuse à lui. Qu'importe, il la kidnappe et l'entraîne sur ses terres, en Ecosse. Le choc des cultures. Il en sera ainsi pendant toute l'histoire, durant laquelle s'entremêlent aussi des scènes olélé (le couple s'allume mais ne va jamais jusqu'au bout), des dialogues assez poilants (scusez le jeu de mots) et de l'action, des menaces et autres complications liées au souci d'appartenance aux clans... bref de quoi remplir le cahier des charges (et réjouir la lectrice peu farouche).

La collection Crépuscule de J'ai lu est en fait le pendant des Aventures & Passions (que j'aime sans aucune culpabilité !!!) sauf que la romance concerne les créatures de l'ombre ou de la nuit. Tout ceci est fort intense, sans aucune valeur littéraire, de toute façon ce n'est pas ce qu'on demande à ce genre de livre, juste de l'évasion, de la distraction et pour cela, c'est très réussi !

La série Les ombres de la nuit de Kresley Cole comprend plusieurs tomes, Morsure secrète est le tout premier et c'est une incroyable mise en bouche. Les livres qui suivent ont chacun des héros différents, mais croisés ci ou là. Le suivant, La valkyrie sans cœur, est déjà annoncé pour août 2010. Yummy.

Morsure secrète ~ Kresley Cole (série Les ombres de la nuit)
J'ai Lu, coll. Crépuscule (2010) - 400 pages - 7,40€
traduit de l'anglais (USA) par Michelle Charrier

22 novembre 2012

"Je suis une gentille de la catégorie des bonnes poires."

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Felicity Atcock a pour faiblesse de ne pas savoir dire non : lorsque sa collègue Daphnée la sollicite pour une virée à Londres, elle dit ok en se mordant les lèvres. Ce soir-là, elle rencontre un type baraqué, à la beauté renversante, il la suit jusqu'aux toilettes et lui fait du rentre-dedans. Elle se réveille le lendemain, dans une chambre d'hôtel au rabais, avec une migraine et la vague impression d'avoir vécu une folle partie de jambes en l'air sans le moindre souvenir ! La honte.

Felicity pense retrouver le cours normal de son existence, mais les ennuis s'enchaînent : le colocataire de cette fichue Daphnée est raide, complètement vidé de son sang. Deux jours après, il réapparaît sous la forme d'un vampire ! Il a une fringale de sang et de sexe, Felicity crie au secours et c'est le torride détective Terrence McAllister qui se pointe. Ce type est chaud, très chaud. Il est arrogant et sûr de lui. Felicity ne le supporte pas, mais accepte de sortir avec lui ! C'est son plus gros défaut, vous dis-je, ne pas savoir dire non.

J'ai eu beaucoup de mal à digérer les 50 premières pages tant l'histoire me faisait l'effet d'être vraiment peu subtile, et puis je m'y suis habituée. Certes l'intrigue est assez banale mais elle se laisse lire sans déplaisir. Il faut juste canaliser l'humour bêta de Felicity et faire contre mauvaise fortune bon coeur des scènes grivoises. Oui, c'est trèèès porté sur le sexe et sur les détails affriolants, pas toujours de bon goût hélas. Enfin moi, je n'ai pas trop adhéré (tout en reconnaissant le sex-appeal de Terrence, cela va sans dire).  En fait, ce roman est victime des défauts et qualités du genre : c'est une lecture purement distrayante, avec des passages risibles (le coup de Mme Mim, alias la tante vampire de Felicity, par exemple) mais c'est aussi passablement niais et affligeant. En somme, un joli emballage pour un contenu désinvolte et peu folichon. 

Les anges mordent aussi, par Sophie Jomain
Rebelle Editions, 2011. (ouvrage avec coquilles !) 
illustration : Sylvie Saint-Lager 

22 novembre 2012

“I really, really wanted to lose awareness of the here and now. The best way for me to do that was bury myself in a book.”

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Pas de sexe, aucun vampire mais des macchabées ! J'ignorais à quoi m'attendre en ouvrant le tome 1 des Mystères de Harper Connelly mais j'ai très vite été emballée par ce que je lisais. Harper a été frappée par la foudre à l'âge de 15 ans, depuis elle possède la "faculté" de sentir les morts, de trouver les corps des disparus et de voir leurs derniers instants. Elle arrive avec son frère Tolliver dans la petite ville de Sarne, dans l'Arkansas pour retrouver le corps d'une adolescente et ainsi prouver que son petit copain ne s'est pas suicidé après l'avoir assassinée. L'affaire sent le roussi, d'autant plus que Harper et Tolliver ne sont pas accueillis les bras ouverts. Malgré tout, la jeune femme fait son truc et pense repartir aussitôt. C'est là que tout se complique, car son arrivée n'a pas fait que remuer tout un tas de fumier couvrant de gros secrets de famille, elle a aussi exacerbé des passions toutes plus folles les unes que les autres, le climat devient très, très lourd dans cette petite ville américaine, et pas seulement parce que le temps tourne à l'orage.
Honnêtement, ce fut une très bonne surprise que de se plonger dans cette atmosphère, Harper et Tolliver participent malgré eux à une enquête policière et nous font, en plus, entrevoir leur passé familial, très douloureux, et leur vie d'errance à se balader dans tout le pays pour mettre à profit le don de Harper. Nous comprenons aussi ses souffrances, son sentiment de solitude et de désoeuvrement dès qu'elle perd confiance en elle, ou dès que son frère disparaît de son champ de vision, leur relation est fusionnelle et même un peu hors norme. Tous deux portent aussi les stigmates de la disparition de Cameron, la jeune soeur de Harper, survenue quelques années plus tôt, et dont on n'a jamais retrouvé le corps, ce qui a pour effet d'obséder Harper. Une bonne série à suivre, selon moi (et courte, puisque seuls 4 tomes ont été publiés).

Murmures d'outre-tombe (Les mystères de Harper Connelly #1) - Charlaine Harris
J'ai Lu, 2011. Traduit de l'américain par Sophie Dalle. 

22 novembre 2012

Betrayed by a kiss on a cool night of bliss

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Sans le vouloir, l'héroïne, Gabrielle Jerningham m'a fait beaucoup rire ! Décrite comme étant potelée et maladroite, elle rebute son fiancé attitré, Peter Dewland, qui a honte d'elle et refuse de l'épouser. C'est donc l'autre frère, Quentin alias Quill, qui se dévoue. Son problème, c'est qu'il a été accablé par une terrible maladie et doit désormais ménager ses efforts (physiques) pour éviter toute migraine. En gros, il est incapable d'accomplir ses devoirs conjugaux et d'offrir un héritier à sa lignée. Huhuhu.

On n'en finit plus de nous le présenter comme un type sombre et taciturne, sauf qu'il en pince pas mal pour la petite Gabrielle, dont la fraîcheur et la naïveté le comblent honteusement. Elevée aux Indes par un père excentrique, Gabby découvre les coutumes et moeurs anglaises avec une franche innocence. Pour masquer sa vulnérabilité, elle ne cesse de bavarder sans réfléchir. Bref, c'est l'association de deux individualités totalement opposées. Donc, forcément ça ne peut que coller !

Au final j'ai été plus que déçue par ma lecture, parce qu'elle ne ressemble à rien, c'est excessif et ridicule à plus d'un titre. C'est dommage, car il y a des passages où la maladresse de Gabrielle prend des tours inattendus et offre de grands moments de rigolade (la scène du décolleté pigeonnant, par exemple) ! Une prochaine fois, peut-être, c'était le premier titre d'Eloïsa James que je découvrais, j'espère que le suivant ne me décevra pas autant.

Plaisirs interdits, par Eloïsa James
J'ai Lu, coll. Aventures & Passions, rééd. 2012 - traduit par Catherine Plasait

23 janvier 2014

Ensemble, c'est tout - Anna Gavalda

Il s'agit en fait d'une relecture (ma première lecture date de 2004), mais cette fois c'est en version audio que j'ai tenté l'aventure, et quelle expérience grisante ! Très franchement, la mise en scène est impeccable, l'interprétation de tous les comédiens est irréprochable, accompagnée d'une réalisation sonore très présente, et surtout hyper mélodieuse et agréable à l'écoute. C'est du petit lait à boire, une plongée doucereuse et bichonnée avec amour, un vrai régal !

Par contre, le texte a été abrégé : sachez que les 600 pages du livre ont été réduites à une durée d'écoute d'environ 12 heures. Le texte a donc été pas mal amputé de passages croustillants, mais cela ne nuit pas du tout à la compréhension ni à l'appréciation globale. On retrouve les ingrédients essentiels à la magie du livre : l'humour, la tendresse, les répliques qui font mouche, les mots qui font rêver, qui font rager aussi.

Le duo formé par Camille et Franck est merveilleusement rendu, ces deux-là s'aiment ... mais maladroitement. Julie Gayet et Malik Zidi sont hyper crédibles, font naître la petite étincelle, c'est espiègle, taquin, savoureux. La charmante Paulette (Gisèle Casadeus) est attendrissante au possible, on a tous envie d'une mémé pareille, on crève d'envie de l'arracher à sa maison de repos, de la prendre sous son aile, de la cajoler pour adoucir ses derniers jours, et puis Philibert (Julien Rochefort) est un amour de camarade, surprotecteur, engoncé dans ses bonnes manières, attaché à ses principes, vaillant chevalier qui vole au secours des plus démunis. C'est qu'on en voudrait tous des Philibert dans notre vie !!!

Une fois encore, j'ai eu un sourire niais sur les lèvres à relire cette histoire, belle, miraculeuse et vibrante d'émotions. J'ai coutume de penser que la lecture a des vertus thérapeutiques, certaines rencontres le prouvent, comme celle-ci, Anna Gavalda est une conteuse née, une magicienne du coeur, qui rend la vie tellement plus joyeuse, éclairée et apaisante. Eh oui cela fait du bien ... à l'heure où le cynisme règne en maître, c'est bon de se gaver de douceurs aussi.

Gallimard, coll. Ecoutez lire, juin 2007 (durée d'écoute : 12 heures, texte abrégé)

2 janvier 2016

Hello, hello !

Ou comment commencer la nouvelle année par des valeurs essentielles... en regardant des comédies rigolotes et un brin sentimentales ! 😜

Hey Stephanie

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Cette chère Stephanie Plum (oui... vu une deuxième fois, pour parfaire l'éducation cinéphile de mademoiselle C.) 

Et rire à nouveau, en envisageant de reprendre la lecture des bouquins (tome 5)  💗

Vu aussi Valentine's day : un bon moment de rigolade avec situations téléphonées (essentielles à notre équilibre) ! 

taylor swift comedy romance taylor lautner ashton kutcher

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Que 2016 ne cesse d'éblouir mes mirettes !  😍

8 septembre 2015

La Bibliothèque des cœurs cabossés, de Katarina Bivald

Tout commence par les lettres que s’envoient Sara Lindqvist, jeune libraire suédoise qui ne vit que pour les livres, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l’Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, à peine arrivée, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte.

Se retrouvant seule et perdue dans cette étrange petite ville, Sara reçoit néanmoins un accueil bienveillant de la part des habitants. Ils l'installent dans la maison d'Amy, lui offrent du café, ses repas et un chauffeur pour la conduire partout où elle le désire. Du désarroi, Sara plonge dans l'euphorie. Pour la première fois de sa vie, elle considère Broken Wheel comme un véritable foyer et se sent entourée d'amis qui sont prêts à la suivre dans ses projets loufoques (ouvrir une librairie).

J'ai tout de suite su qu'entre ce livre et moi allait naître une grande histoire d'amour ! C'était une évidence, au vu des ingrédients réunis pour me raconter cette jolie histoire, sans prétention, si ce n'est de me dorloter pendant 13 heures d'affilée (durée d'écoute du livre audio). Quel régal. J'ai été happée par l'ambiance de cette petite ville, misérable de prime abord, et sa communauté excentrique mais attachante. Comme nous, Sara va peu à peu découvrir le potentiel de Broken Wheel et ne plus avoir envie de la quitter.

Voilà qui nous offre des pages et des pages d'une intrigue gentillette et peu sensationnelle, sauf qu'elle fait du bien et vous conforte dans l'idée que l'amour des livres peut sauver une vie ! ;-) On découvre aussi une histoire de solidarité, d'amour et d'amitié, une histoire empreinte d'émotion, de sentiments et de partage. Bref, c'est un bon gros bouquin qui vous donne la sensation que le monde est un peu plus fou, étrange et beau lorsqu'on relève les yeux. J'ai adoré.

Audiolib / Août 2015 ♦ Texte lu par Kelly Marot (durée : 13 h) ♦ Traduit du suédois par Carine Bruy (Läsarna i Broken Wheel rekommenderar)

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23 janvier 2014

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, de Mary Ann Shaffer & Annie Barrows

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Et de trois ! Après la VO, la VF... voici maintenant la version audio. À chaque fois, ce livre me surprend, m'éblouit, me dorlote, me donne le sourire et les larmes aux yeux. Je suis irrémédiablement amoureuse du Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, c'est un livre chéri, bichonné, chouchouté, je l'aime d'amour. Une fois encore, il m'a été précieux. Car il est tombé à point nommé, j'avais besoin de douceur, de tendresse, de bonnes ondes, et il s'est présenté à moi de façon logique, claire, indiscutable.

Quel régal ! J'ai replongé avec excitation dans l'histoire, à ma grande honte j'en avais un peu oublié les entournures, au moins j'ai pu doublement apprécier cette énième lecture. Tout commence autour d'un livre de Charles Lamb. Un jour, Juliet Ashton, une célèbre chroniqueuse qui vient de publier son premier ouvrage et connaît un succès fou, reçoit une lettre d'un certain Dawsey Adams, résidant à Guernesey. Entre autres banalités, il évoque le Cercle des amateurs de littérature et de tourte aux épluchures de patates. Il n'en faut pas davantage pour titiller la curiosité de notre journaliste. S'ensuivra, bien évidemment, une correspondance enjouée, exaltante et exaltée entre Juliet et les habitants de l'île anglo-normande.

C'est ainsi toute une communauté attachante et passionnante qu'on découvre, Amelia Maugery, Isola Pribby, Eben Ramsey... et même l'insupportable Miss Adelaide Addison. Tous rapportent leurs conditions de vie durant la guerre, l'île ayant été occupée par les allemands. Ils avaient donc mis en place un cercle littéraire, pour sauver les apparences et permettre de se nourrir en douce, tout en prenant goût à la lecture en fin de compte. Quelle expérience ! Bien sûr, ils n'ont pas été épargnés par les drames non plus et on devine notamment qu'Elizabeth McKenna, autour de laquelle tournent toutes les discussions, figure comme étant une icône mystique et intouchable.

Juliet est fascinée, le lecteur aussi. Au fil des lettres, on est immédiatement pris dans le tourbillon des intrigues, des secrets, des révélations... Que d'émotions ! J'avais l'impression de tout (re)découvrir comme une première fois. C'était encore plus bouleversant, j'ai adoré. La version Audiolib est d'autant plus radieuse et enivrante ! Ce sont cinq comédiens qui se partagent l'affiche, Cachou Kirsch, Nathalie Hons et Nathalie Hugo, qu'on retrouve notamment dans des ouvrages aussi enthousiasmants comme Le Goût des pépins de pomme ou La couleur des sentiments, Thierry Janssen et Philippe Résimont. Ils ont donné vie à des personnages et à une histoire vraiment passionnante, bouleversante, drôle aussi et que je ne cesse de chérir au fil du temps.

Audiolib, novembre 2009. Texte intégral lu par Cachou Kirsch, Nathalie Hons, Nathalie Hugo, Thierry Janssen, Philippe Résimont (durée d'écoute : 8h 17).
Traduit de l'américain par Aline Azoulay, pour les éditions NiL

19 septembre 2015

Le goût de la vie, d'Anouska Knight

Le goût de la vie

Holly est brisée depuis deux ans, inconsolable depuis la mort de son mari Charlie. Elle vit recluse dans son cottage en bordure de forêt et partage son quotidien avec un gros chien baveux. Elle oublie sa tristesse dans le boulot - elle tient une pâtisserie avec son meilleur ami Jesse.

Un jour, on lui passe la commande d'un gâteau particulièrement symbolique qu'elle doit livrer chez la famille Argyll. Elle y rencontre Ciaran, qui tente de la séduire, mais elle le fuit à grands pas.

Cette lecture n'est rien d'autre qu'une mignardise à savourer sans honte et en toute tranquillité. Ça, c'est fait.

L'histoire est d'une simplicité enfantine mais elle est dégoulinante de charme, de tendresse et d'humour. Et j'ai adoré. C'était comme de s'installer sur un nid de marshmallow géant. J'avais un sourire niais sur les lèvres à parcourir la sérénade qui se joue entre Holly et Ciaran.

Car la romance est admirablement racontée - pas de folle passion ou d'aventures rocambolesques. On a là une relation qui s'installe doucement, mais sûrement, en bousculant tout sur son passage. Ciaran n'est que patience et attention avec Holly, si bien que toute lectrice ne peut que craquer pour lui !

On partage des moments émouvants, complices et romantiques. On sourit beaucoup, notamment grâce à la brochette d'amis et proches qui gravitent pas loin (Martha, Rob, Fergal, Jesse, Mme Hedley etc.). C'était comme de se sentir à la maison ou avec sa famille.

Cela m'a énormément plu - cette lecture fait un bien fou, dans le genre adorable et à fleur de peau. J'ai tenté de la faire traîner le plus possible, mais ce n'était pas facile... Soupir. « Le bonheur était tellement palpable qu'on aurait cru pouvoir l'attraper avec un filet à papillons. »

Harlequin, coll. HQN /  Février 2015  ♦ Traduction de Typhaine Ducellier (Since you've been gone)

2 décembre 2016

Pretty Wife, par Cécile Chomin

Pretty wife

Pretty Woman version française ! 

Depuis le décès de son mari, Charlize peine à joindre les deux bouts mais se démène pour assurer à son fils Alex tout le confort possible. En plus de son poste d'agent immobilier, Charlize fait quelques petits extras pour une amie traiteur à domicile en jouant les serveuses.

C'est sur ce malentendu qu'elle débarque chez le très riche mais insupportable Guillaume Garon.

L'entourage de celui-ci a décidé de lui coller une fiancée pour adoucir son image trop rigide et peu charismatique, qui fait également du tort à leurs affaires. Avec une compagne à son bras, l'homme pourrait faire illusion en inspirant davantage confiance.

Seulement, Guillaume Garon n'est pas un individu quelconque, prompt à se plier aux projets farfelus de ses conseillers. Il accueille la nouvelle avec éclat, il hurle, il vitupère. Et Charlize entre en scène sur cet esclandre.

Entre eux, l'ambiance est électrique. Certes, ce n'est pas très moral de signer un contrat matrimonial pour vivre cinq ans auprès de ce type imbuvable... Mais Charlize est terre-à-terre et veut penser à l'avenir de son fils. Elle accepte de jouer la comédie... et advienne que pourra ! 

Autant l'avouer de suite, c'est une lecture enlevée, étonnamment plaisante en dépit d'un sujet éculé et improbable. On pense tout le temps à Pretty Woman, qui est également cité en référence à de nombreuses reprises. C'est de bonne guerre.

Cécile Chomin a néanmoins assorti sa propre recette, et c'est très réussi. Il y a de la fraîcheur, du dynamisme, de bonnes réparties dans l'histoire. J'ai été transportée.

Cela se lit aussi vite et bien. Le ton est léger, à la manière d'une chouette comédie à la française, qui n'a pas à rougir de la concurrence.

Le dénouement est certes précipité, mais n'entache pas la très bonne appréciation que laisse le roman.

Harlequin HQN - Octobre 2016

6 janvier 2016

La Magie de Noël (New Orleans' Ladies #1) de Liz Talley

La magie de Noël

C'est le miracle de Noël ! En voulant aider un clochard dans la rue, Mary Paige est aussitôt récompensée par un chèque de plusieurs millions et l'opportunité de représenter cet Esprit de Noël pour une campagne de pub d'un grand magasin. Après un instant de doute, la jeune femme accepte de remplir son contrat : s'exhiber partout en ville aux bras de l'héritier qui excècre les fêtes de fin d'année. 

Et pour cause, Brennan est un type cynique, persuadé que son grand-père est frappé de sénilité. Or celui-ci tente de le convaincre qu'après avoir failli mourir d'une attaque cardiaque, et réalisé la vacuité de son existence, il a aujourd'hui besoin de répandre le bien et rappelle que Noël n'est pas seulement une affaire de sous et d'opulence, mais une fête généreuse et apaisante.

C'est sûr, son grand-père a perdu la tête ! 

Aussi, lorsque Brennan rencontre pour la première fois la douce Mary Paige, il ne peut s'empêcher de la désarçonner en lançant des piques bien senties sur l'hypocrisie de la situation. Mais notre héroïne a bien compris son manège et n'entend pas être prise pour une gourde. Certes, l'homme est séduisant et très attirant. Il se montre également attentionné et joue admirablement le jeu lors de leurs prouesses publiques.

Il s'en faudrait de peu qu'elle succombe à son numéro de charme !

Cette jolie romance de Noël remplit à merveille toutes les conditions d'une bonne histoire romantique, avec des personnages attachants, auréolée d'un formidable esprit de féerie. La lecture est sans prétention et met du baume au cœur en plus de vous coller un doux sourire niais sur le visage. Franchement mignon ! 😜

Harlequin, Novembre 2015 pour la présente édition (déjà édité sous le titre Un Milliardaire pour Noël, 2013)

Traduit par Paola Appelius (The Spirit of Christmas)

 

2 décembre 2013

La Gardienne d'Éternité, de Julie Kagawa

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La Gardienne d'Éternité, de Julie Kagawa (Harlequin, coll. Darkiss, novembre 2013 - traduit par Maryline Beury)

Voici la suite tant attendue de Je suis une Immortelle, dans laquelle nous retrouvons Allie en route vers New Covington, là où tout avait commencé pour elle (sa transformation en vampire par Kanin). Aujourd'hui elle sait que son créateur est en danger et vient donc à son secours, en compagnie d'un personnage pour le moins discutable ... Ahem, s'il avait fallu parier sur un individu croisé lors du premier tome, non, vraiment, je n'aurais jamais misé sur lui.

L'histoire prouvera d'ailleurs que je n'avais pas totalement tort. Ou peut-être pas non plus.
Car c'est très difficile de résumer cette intrigue, qui est capable de nous mettre la tête à l'envers et de jouer avec nos nerfs en toute innocence. Une prouesse dont Julie Kagawa a coutume de nous servir ! (Cf. sa série des Royaumes invisibles)

Ce deuxième tome est tout aussi sombre que le premier, très âpre, très douloureux, avec des retrouvailles qui font chaud au coeur (Ezekiel Crosse ♥), même si elles compliquent aussi la situation. En effet, c'est extrêmement touchant et excitant de voir Allie et Zeke ensemble, ces deux-là nous réservent d'ailleurs de jolis moments de tendresse et d'affection, il n'en demeure pas moins que leurs sentiments l'un pour l'autre sont conflictuels.

Toutefois, l'action reprend vite ses droits, c'est tendu, tout le temps. C'est confondant de machiavélisme, on ne sait plus à qui accorder sa confiance, l'univers est chamboulé, les anciennes alliances sont trahies, les nouvelles cartes distribuées sont biaisées, enfin bref c'est sens dessus dessous.
Même la fin est impitoyable, cruelle et résonne en nous comme une terreur inimaginable. Quelle suite l'auteur donnera-t-elle à ce gros, immense et déchirant sacrifice ?

Voilà une série dont le potentiel ne fait que se confirmer, grâce à ce deuxième tome aussi noir et implacable que le premier !

19 novembre 2015

La Fille qui cherchait son chien (et trouva l'amour), de Meg Donahue

Pas très convaincue par cette couverture, enfin bon...

La fille qui cherchait son chien

Nouvellement installée à San Francisco, Maggie Brennan perd brutalement son fidèle compagnon à quatre pattes et sombre dans un désespoir sans fond. La jeune femme s'enferme dans son appartement, où elle reste cloitrée pendant trois mois, refusant de briser sa coquille ou d'affronter ses angoisses - un comble, quand on découvre qu'elle est psychologue spécialisée auprès des personnes ayant perdu leur chien.

Quand Anya Ravenhurst se présente à son cabinet, sous la contrainte de ses proches qui s'inquiètent pour elle, Maggie n'imagine pas une seconde qu'elle va la suivre dans son délire de marcher dans les rues de la ville pour chercher son chien. Une nouvelle forme de thérapie qui contraint notre spécialiste à bousculer ses habitudes pour son plus grand bien...

En lisant la présentation de l'éditeur, j'avoue avoir été séduite par la promesse d'une lecture croquignolette, brossant “une galerie de portraits drôles et attachants où chaque personnage cherche son chien avec nostalgie, avec passion, avec vulnérabilité… et finit par se trouver et rencontrer l’amour”.

J'étais impatiente de succomber à cette magie, pour finalement ressentir une pointe de déception car la comédie oublie la carte de l'humour et de la fantaisie pour privilégier l'émotion. Dans le fond, ce n'est pas un mal non plus. L'histoire est hyper touchante et évoque admirablement le lien exceptionnel qui unit l'homme et l'animal. C'était pour moi déjà une évidence, mais cette lecture en est la confirmation.

J'ai donc été très, très émue par l'histoire de Maggie, qui tente de se soigner à travers les obsessions d'Anya, laquelle traîne aussi des casseroles. Il ne faudrait cependant pas minimiser les ondes optimistes qui transpercent derrière toute cette vulnérabilité. Et clairement, la tentative de consoler Maggie grâce à une histoire d'amour qui se dessine timidement... c'est adorable. Cela manque peut-être d'étincelle, mais c'est plein de joliesse et ça envoie un message fort, sympathique et positif, que je m'approprie sans mauvaise grâce. 

Mosaïc / Novembre 2015 ♦ Traduit par Jeanne Deschamp (Dog Crazy)

description

12 septembre 2015

Mêlée à deux, par Angéla Morelli

Les éditions "Harlequin" ont décidé de célébrer la coupe du monde de rugby (qui va débuter en Angleterre) en publiant 9 romances érotiques 100% Sexy rugby. ☺

Mêlée à deux

Eugénie mène une existence monacale dans la campagne de Montauban, auprès de sa tante Mila, qui tient une maison d'hôte. Leur tranquillité est soudain mise à rude épreuve en voyant débarquer sept rugbymen et leurs tablettes de chocolat. Comment ne pas tomber en pâmoison ?

Eugénie, elle, s'écroule dans une cagette de tomates... Et c'est le séduisant Rodrigue qui vole à son secours. Sa voix rauque et ses yeux verts vont plus que troubler notre charmante héroïne, qui peut tirer un trait sur sa diète sexuelle ! ;-)

Qu'est-ce que c'est drôle ! La romance, en plus d'être sexy et coquine, se combine à des anecdotes désopilantes qui rendent la lecture tellement légère et agréable. Eugénie a un look improbable (mèches roses dans les cheveux), assume sa geek attitude et jure selon Tolkien (par tous les hobbits du comté !). Elle dévore les livres et roule dans une camionnette aux couleurs de L'homme de Rio.

Autant de détails exubérants qui donnent du pep's à l'histoire ! De toute manière, celle-ci est truffée de références qui prêtent à sourire - le Moldave amateur de bananes - et qui rappelleront aux plus nostalgiques de doux souvenirs.

Le format est certes court, mais bon. Les émotions, le romantisme et les galipettes sont au rendez-vous. On sourit et on glousse tout du long. C'était comme déguster une friandise sans se soucier des calories qui viendront se nicher sur vos cuisses ! ^-^

Harlequin / coll. HQN ♦ Disponible le 18 septembre uniquement en ebook.

              

 

29 septembre 2016

L'Accro du Shopping a une sœur, de Sophie Kinsella

L’accro du shopping a une soeur

Sitôt son mariage célébré, Becky s'est envolée pour une lune de miel romantique, à travers le monde. Dix mois plus tard, de passage au Sri Lanka, où elle se découvre une communion céleste avec son chakra, Becky ressent le blues du pays et obtient de son délicieux mari de rentrer avant l'heure. Lors de son escale à Milan, elle fait ainsi la rencontre d'un type très riche, désireux de travailler avec la société de Luke, qui soudoie la jeune épousée en lui obtenant le sac à main de ses rêves. C'est LE petit orteil glissé dans l'engrenage infernal...

Ses déboires avec ses achats compulsifs ne sont plus que de lointains souvenirs ? Que nenni. Au fil de ses voyages, Becky n'a jamais loupé une bonne occasion de faire flamber sa carte bancaire, en envoyant fissa ses achats à Londres. Dès son retour, le convoi des transporteurs ne manquera pas donner le tournis... mais quelle bidonnade ! Car Becky, aussi futile soit-elle, est une héroïne impayable. Sans annoncer à ses proches son arrivée anticipée, elle débarque aussitôt chez les uns et les autres, imaginant des retrouvailles festives, avant de tomber des nues. Ses parents sont distants, vraisemblablement préoccupées, son amie Suze est débordée par ses jeunes enfants et vampirisée par une nouvelle connaissance, la très distinguée Lulu. Le petit univers de Becky s'effondre, la déprime se rapproche à grands galops. Comble du comble, elle se découvre une sœur, débarquée de nulle part, avec laquelle elle rêve déjà d'une osmose parfaite, sauf que Jessica est très, très différente de Becky, pour ne pas dire aux antipodes de celle-ci. Leur rencontre au sommet vaut pourtant son pesant d'or. Le vrai choc des cultures. Et là, sincèrement, on s'attache à Becky, pourtant légère et superficielle, mais profondément humaine et généreuse, tandis que Jess se révèle froide et intransigeante. Il faudra compter sur une escapade en pleine campagne, avec une ascension vertigineuse sur des chemins escarpés, en sandalettes à paillettes (pourquoi pas ?) et une détermination farouche pour briser la glace entre ces deux-là. Quelle farce !

Ce quatrième tome est aussi jubilatoire que les autres livres de la série. Ceci dit, en tant que fan absolue des aventures de l'inénarrable Becky Bloomwood, mon avis manque totalement d'objectivité. ^-^ Cela n'en reste pas moins un épisode plein d'humour, de situations ubuesques et délirantes, avec une héroïne au charme ravageur, qui nous surprend continuellement et qui déploie aussi des ressources cachées et ingénieuses sur des sujets impensables (lancer un piquet de grève contre l'implantation d'un centre commercial... eh oui ! on croit rêver). Une lecture follement cocasse et enlevée. ♥☼

Traduit par Daphné Bernard (Shopaholic and Sister) pour les éditions Belfond, 2006

Repris chez Pocket, juin 2007 - Relooking des couvertures (2016) : Delphine Dupuy

17 juillet 2013

“If you were a woman, all I'd have to say is 'Colin Firth in a wet shirt' and you'd say 'Ah.”

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Jane Hayes voue une passion obsessionnelle pour Pride & Prejudice, plus particulièrement pour Darcy, et aussi Colin Firth. Comprenant qu'elle met en péril son avenir sentimental, sa grand-tante lui lègue en héritage un voyage unique à Pembrook Park où elle aura tout loisir de vivre à l'époque de Jane Austen et d'y trouver l'amour. En somme, c'est la promesse de se plonger pour de vrai dans son roman préféré.

Mais son expérience va se teinter de déconfiture et de déception, car ses rencontres ne sont pas aussi prometteuses, ou alors elles sont basées sur des leurres car les autres participants ne sont rien de moins que des acteurs ! Jane, elle, n'a pas le goût de s'amouracher pour quelques semaines, pour une aventure sans lendemain, par contre elle espère profiter de l'occasion pour soigner son idée fixe et tirer un trait sur Darcy !

Alors, c'est vrai que l'idée de base me plaisait mais je n'ai hélas pas été transportée par l'histoire. Je n'y ai pas trouvé de petite étincelle, de récit enlevé et tourbillonnant, ni d'humour ou de trait d'esprit. En fait, c'est plat, ronronnant, on s'ennuie presque et les personnages m'ont fait peu d'effet. Je suis déçue, mais je pense donner une chance à l'adaptation cinématographique (avec Keri Russell dans le rôle de Jane Hayes).

Coup de foudre à Austenland, par Shannon Hale
éditions Charleston, 2013 - traduit par Julia Taylor
illustration de couverture : Roxane Lapassade

9 juillet 2013

☼☼ A la recherche de l'homme idéal ☼☼

homme ideal

Les trois frères Armstrong ont pour projet insensé de reconstruire la ville de leur enfance, Sweetness, qui a été ravagée par une tornade dix ans plus tôt. Toutefois, le moral des troupes est en berne et les frères imaginent qu'en invitant la gente féminine à rejoindre leurs rangs, la motivation générale sera décuplée. Une petite annonce conviant 100 demoiselles à changer de vie est donc publiée dans le journal. Peu de temps après, des convois de poules ragaillardies se profilent à l'horizon, pour la plus grande joie de Porter Armstrong, qui malencontreusement va se blesser à la jambe lors d'une mauvaise chute.

C'est ainsi qu'entre en scène le docteur Nikki Salinger, au physique ordinaire et à la confiance bafouée depuis la trahison de son fiancé. C'est pour le fuir qu'elle a décidé de se joindre aux autres filles du groupe, mais tout de suite elle comprend son erreur et manifeste son intention de partir. Les frères Armstrong sont paniqués. Sans médecin à bord, les autres jeunes femmes vont quitter le navire dans son sillon. Il faut ainsi la convaincre de rester, et c'est la mission de Porter de tout mettre en œuvre pour y parvenir.

Il ne reculera devant rien, quitte à exagérer sa douleur, payer les ouvriers pour se rendre dans son cabinet, provoquer une panne de voiture ou lui montrer les beautés de la région. Au départ leur relation est légère, Porter est taquin mais maladroit, Nikki est blessée en son for intérieur et oppose à toutes ses tentatives de séduction une opposition farouche, autant dire que les dialogues sont pétillants, drôles et dévoilent une petite tension électrique qui fait doucement glousser. Et puis le cadre de Blue Ridge Mountain est pas mal dépaysant aussi, c'est rustique, complètement saugrenu mais le charme opère !

Enfin je ne regrette pas cette découverte, lue en vacances, sous le soleil, la combinaison parfaite, pour une lecture idéale, fraîche et divertissante. Le deuxième tome arrive début août (Si l'amour s'en mêle).

A la recherche de l'homme idéal (Les héritiers de Blue Ridge Mountain #1), par Stephanie Bond
Harlequin, coll. Prélud., 2013 - traduit par Elisa Martreuil

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“Those who don't believe in magic will never find it.” (Roald Dahl)
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