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“Those who don't believe in magic will never find it.” (Roald Dahl)
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30 octobre 2013

Pars vite et reviens tard, par Fred Vargas

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Pars vite et reviens tard, par Fred Vargas (Audiolib, mars 2012 - texte intégral lu par Thierry Janssen, disponible en format poche : J'ai Lu, octobre 2005)

Retour aux sources avec cet épisode, où Adamsberg vient d'être fraîchement promu commissaire et rencontre sa nouvelle brigade (même qu'il s'emmêle les pinceaux avec le nom de tous ses lieutenants !). C'est l'occasion pour lui de faire la démonstration de ses talents, lorsqu'il rencontre une petite dame craintive qui vient éveiller son attention sur des peintures de 4 à l'envers sur les portes des immeubles, puis lorsqu'une vieille connaissance le met en garde contre la menace d'une épidémie de peste dans les rues de Paris !

C'est certain que d'autres policiers vous enverraient balader ces hurluberlus sans mettre les formes, mais Adamsberg, lui, possède un instinct redoutable. Il ne traite aucun dossier à la légère, certains diront de lui que c'est un excentrique, mais le commissaire a du flair et conclue toujours royalement ses enquêtes. Cette nouvelle intrigue vaut notamment le détour pour son climat d'angoisse latente. Sans mentir, on gobe facilement l'idée qu'un malade tue ses victimes en propageant la peste dans les rues de Paris !!! Alors, vrai ou pas vrai ?

La vie sentimentale d'Adamsberg traverse également une belle tempête, ou gageons que notre commissaire va s'engager dans une belle traversée du désert ! A ce stade, ce serait une juste punition à son comportement trop volage. Non, non, Jean-Baptiste, ce n'est pas la faute de Camille !!! Tu peux toujours supplier ton téléphone de sonner, j'espère qu'il restera muet ! Lecture impeccable de Thierry Janssen, la voix officielle de tous les romans de Fred Vargas chez Audiolib, et franchement ce choix est parfait, indiscutable, ne changez rien !

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13 novembre 2013

Mariage à durée déterminée, par Christine Bell

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Mariage à durée déterminée, par Christine Bell (Milady, coll. Central Park, juillet 2013 - traduit par Frédéric Le Berre)

En répondant à une petite annonce peu banale, Particulier cherche belle jeune femme sachant jouer la comédie, Lindy soupçonne un vil traquenard mais fonce bille en tête, motivée par l'appât du gain. Sa rencontre avec Owen Phipps confirme ses craintes : ce type est incroyablement beau et séduisant, sûr de son charme et de son pouvoir, il n'en fera qu'une bouchée !

Mais voilà, le bellâtre a besoin d'elle pour prétendre être son épouse et se rendre avec lui dans un centre de thérapie pour couples en détresse (que vient d'ouvrir l'ancien amoureux de sa sœur, qui s'est joué d'elle et lui a brisé le cœur, Owen a donc juré de la venger !). Son contrat avec Lindy stipule noir sur blanc que leurs relations seront chastes, mais en réalité c'est beaucoup plus compliqué.

La tension sexuelle qui existe entre eux est bestiale, l'un et l'autre se consument de désir mais la jeune femme a les pieds sur terre et n'entend pas perdre raison dans une liaison torride. Owen cherche à la séduire, malgré ses bonnes intentions du départ, il est sens dessus dessous en sa présence et espère la convaincre avant la fin de leur séjour (d'une durée de 3 semaines !).

C'est plutôt mignon et pas prise de tête du tout, l'histoire place notre charmant couple dans des situations cocasses, veillant surtout à titiller cette folle attirance entre eux. C'est cousu de gros fil blanc, ça se lit vite et bien, par contre ça vous laisse cette impression d'avoir lu un truc sympa, mais pas mémorable non plus. C'est en effet beaucoup trop léger et on reste tout le temps à la surface des choses, tant on voit venir le tout à des kilomètres à la ronde (lisez un bon ♥Kristan Higgins♥, vous constaterez la nuance !).

5 novembre 2013

Revanche, par Cat Clarke

Revanche, par Cat Clarke (Robert Laffont, coll. R, octobre 2013 - traduit par Alexandra Maillard) 

Tout commence un soir de fête, des ados qui se lâchent sur la boisson, qui abandonnent leurs inhibitions, qui se roulent dans les fourrés, qui tombent dans les vapes et se débattent avec un inconnu à leur réveil. Ce soir-là, Jem a eu la trouille de sa vie et a catalogué Stuart Hicks de gros obsédé. Comme elle a perdu de vue son meilleur pote, Kai, elle est rentrée seule chez elle.

Les jours d'après, c'est le drame : Kai s'est suicidé. Il n'a pas supporté d'avoir été humilié publiquement parce qu'il était homo. Jem, effondrée par la nouvelle, décide de le venger. Pas de doute possible, pour elle, Stuart et sa bande sont dans le coup. Elle élabore alors un plan en trois étapes : se glisser dans leur Groupe Populaire, devenir l'une des leurs, se faire apprécier et gagner leur confiance. Après quoi, ça va saigner.

C'est avec une consternante facilité qu'elle va ainsi franchir tous ses objectifs, non sans une certaine perplexité car elle se surprend à apprécier son nouveau statut, tout en gardant à l'esprit que ses rapports avec ses nouveaux amis sont faux, calculés, animés par une haine farouche. Pas facile de s'y retrouver, surtout quand la demoiselle décroche la timbale en conquérant le tombeur de la bande. Pourquoi faire simple ?

Ce roman, à la construction habile et redoutable, a su me tenir en haleine jusqu'au bout ! Par contre, c'est moins dans le souci de connaître la vérité (devinée depuis le début), que dans l'optique de connaître la suite logique du plan de l'héroïne. En tant que lecteur, on s'interroge, on doute, on attend... Quel carnage lorsque les masques vont tomber ! Mais ira-t-elle réellement jusqu'au bout ? Ne va-t-elle pas se laisser convaincre que l'amitié et l'amour sont de nouveau à sa porte et lui offrent une seconde chance ?

Je crois que ce roman, aux accents doux-amers, n'a pas envie de nous offrir des solutions faciles et c'est ce qui gratouille à la fin. La mise en scène est impeccable, les thèmes abordés sont des sujets lourds et sensibles (la sexualité, tout particulièrement) et les personnages nous offrent un patchwork de leurs bons et mauvais côtés. Impossible de se ranger pour l'un ou pour l'autre, c'est un gâchis collectif, qui vous laisse une sensation d'immense frustration. Très bon roman !

22 novembre 2012

♠ Sombre célébration ♠

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Changement de décor pour ce 3ème tome : Lily retourne à Bartley, sa ville natale, pour le mariage de sa soeur Varena. En feuilletant le journal local, elle découvre une vieille histoire de bébé kidnappé, huit ans plus tôt, puis reçoit la visite surprise de Jack Leeds. De nouveau, tout s'écroule autour d'elle : un médecin et son assistante sont retrouvés morts dans leur cabinet, puis une petite dame inoffensive est poignardée dans son jardin. Lily capte tout de suite les premiers signes de panique, la menace devient rampante et elle se sent prise au piège, car elle a compris que cette série d'évènements morbides pouvait ébranler le fragile équilibre familial.

Concernant la relation naissante entre Lily et Jack, c'est du petit lait à boire. Rien n'est simple, mais une chose est sûre : ces deux-là se sont trouvés. Toutefois, point d'empressement, entre le passé de Lily et celui de Jack, les vieux démons sont à la fête et les cicatrices sont encore vives. J'aime beaucoup ce qu'il se passe entre eux : Jack n'est pas un type gentil, il est surtout solide, un peu jaloux et possessif aussi, en plus d'être impulsif. Il faut une personnalité aussi complexe pour s'accorder avec Lily, méfiante et terrorisée par ses sentiments, par ce semblant de retour à la normalité dans son existence qu'elle vouait à la solitude.

J'apprécie de plus en plus cette série, à la tonalité morose du fait du caractère triste de Lily. J'ai juste un souci avec les silences inexpliqués et les visages trop expressifs dont raffole l'auteur (je ne sais pas décoder les messages subliminaux, les intentions ne sont pas claires). L'intrigue criminelle est sordide et dérangeante, on ne se sent jamais très à l'aise à lire tout ça, de plus Charlaine Harris sait gratouiller là où ça fait mal. Du coup, comme pour soulager nos esprits tourmentés, on suit avec placidité l'obsession ménagère de Lily et ses séances d'abdos, en attendant la suite du programme. C'est bon aussi d'apprendre à mieux connaître les parents et la soeur de Lily, je m'attendais à un tableau bien pire, ce qui est loin d'être le cas (parfois c'est même drôle !). Le prochain tome paraîtra en février 2013, je m'en réjouis d'avance !

Sombre Célébration (Lily Bard #3) - Charlaine Harris
J'ai Lu, 2012 - traduit par Tiphaine  Scheuer

24 octobre 2013

Apocalipstick, par Charlotte Marin & Marion Michau ♥

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 Apocalipstick, par Charlotte Marin & Marion Michau (Pocket, 2012) 

Charlotte, bientôt trente ans, vit une liaison avec un homme marié, Richard, un réalisateur qui vient justement de sortir son nouveau film ... qui parle de son histoire avec sa jeune maîtresse, qu'il tourne en ridicule. Le goujat ! Charlotte, pigiste pour un journal de cinéma, se fait un plaisir de défouler sa rage et son désespoir dans un article assassin, en jurant ses grands dieux qu'elle ne veut plus entendre parler de lui.

Dans l'intervalle, la demoiselle a fait la connaissance de Martin, charmant, charmeur et disponible. Charlotte n'écoute que son cœur et savoure son bonheur. Mais disons que la vie n'est pas un long fleuve tranquille, et de nouvelles aventures cocasses et amusantes vont jalonner le récit. Pour notre plus grand plaisir ! Car j'ai dévoré ce livre en deux coups de cuillères à pot. Slurp, c'était délicieux. Je n'ai pas manqué de pouffer en lisant deux, trois scènes hallucinantes (la tentative de fuite par la lucarne des toilettes de La Closerie des Lilas, le serveur bien aimable, le coup du karaoké dans la cour d'école, le déjeuner cauchemardesque que Charlotte subit en tentant de retenir le zèle du groupe de gospel, la soirée anniversaire, etc. etc.).

Le ton est vif, sans temps mort, avec des répliques tordantes, des jeux de mots parfois ridicules, une mise en scène survoltée (et un final en clin d'œil au film Elle et lui de Leo McCarey), bref c'est du petit lait à boire, de la chick-lit légère, enjouée, drôle, coquine et charmante, j'avais besoin de rire et décompresser, cette lecture a su pleinement remplir son office, j'ai adoré !

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14 décembre 2012

“Shhhhhh, shhhhhh, says the sea, but I don't believe her.”

“Sean reaches between us and slides a thin bracelet of red ribbons over my free hand. Lifting my arm, he presses his lips against the inside of my wrist. I'm utterly still; I feel my pulse tap several times against his lips, and then he releases my hand.
"For luck," he says. He takes Dove's lead from me.
"Sean," I say, and he turns. I take his chin and kiss his lips, hard. I'm reminded, all of a sudden, of that first day on the beach, when I pulled his head from the water. 
"For luck," I say to his startled face.”

 

Ayé, j'ai trouvé MON COUP DE COEUR de l'année 2012. Il s'agit du roman de Maggie Stiefvater, Sous le signe du Scorpion.

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Je suis tombée complètement amoureuse de ce livre. Il est magique, puissant, bouleversant. On resterait indéfiniment sur l'île de Thisby, avec Puck et Sean...  Je vous le recommande fortement ! 

Sous le signe du Scorpion, par Maggie Stiefvater 
Hachette, coll. Black Moon (2012) - traduit par Camille Croqueloup

“I stare at him. "You can't risk not winning. Not because of me." Sean doesn't lift his eyes from the counter. "We make our move when you make yours. You on the inside, me on the outside. Corr can come from the middle of the pack; he's done it before. It's one side you won't have to worry about." I say, "I will not be your weakness, Sean Kendrick." Now he looks at me. He Says, very softly, "It's late for that, Puck.”

29 novembre 2012

"Perhaps I was dazzling them with my ineptitude. It had happened before."

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L'histoire s'ouvre sur une scène de galipettes, aussitôt interrompue par l'arrivée tonitruante du Thon, qui est en fait la belle-mère de Betsy, morte dans un accident de voiture. Même en tant que fantôme, la marâtre compte bien lui pourrir l'existence ! Mais Betsy a d'autres chats à fouetter, son cheptel de Monstres s'est fait la malle et veut lui faire la peau. Pas cool du tout. Malgré les risques, elle prête main forte à l'inspecteur Nick, pour une sombre histoire de serial-killer, alors que le type la déteste cordialement depuis qu'il a retrouvé la mémoire et l'expose à ses ennemis sans la moindre protection.

Sinclair grommelle dans son coin, l'inconstance de son épouse l'épuise, et nous aussi, Jessica est complètement déchaînée, mordante et grossière comme jamais (quel choc !), elle a vaincu son cancer mais devra affronter une autre épreuve : choisir entre son amoureux et sa meilleure amie, car le torchon brûle ! Marc, de son côté, est cloué sur un lit d'hôpital et ne cesse de chouiner, sauf si on lui promet une belle suite dans un grand hôtel. De quoi calmer ses nerfs fragiles. Tina, le bras droit de Sinclair, devient un pitbull. Et ne fait pas semblant. On ne voit pas assez Laura, la fille du Diable, ni Bébé Jon. Et pour finir, apparition théâtrale d'Anthonia, pour un dénouement plus que dramatique.

Ce serait vain d'imaginer que cette série est riche en promesses, sinon de divertir son public qui ne doit pas en réclamer davantage. L'histoire est tellement creuse, avec pour héroïne une Queen Betsy en caricature d'elle-même. C'est presque insupportable, alors il faut une bonne dose de dérision pour supporter tout ça. A partir de là, c'est du tout cuit. Cela ne vous apparaîtra plus aussi éparpillé et cacophonique (quelle bavarde, cette Betsy !), oui tout le monde hurle et veut donner son avis, oui ça grouille de partout, ça entre et ça sort comme dans un moulin, l'intrigue ne vaut pas un clou, d'ailleurs il n'y a pas d'intrigue, Betsy n'agit jamais, elle parle, elle saoule son monde et elle accomplit un miracle en temps utile, même ses proches sont pétrifiés d'incrédulité.

Sur cette sentence sans appel, je brandis mon drapeau blanc. Cette série est certes bourrée de défauts, toutefois j'éprouve une sincère affection pour son univers décalé, débile et déjanté. C'est bête, je n'y peux rien. Dès que j'ai besoin de lire un truc léger et drôle, je sais que Queen Betsy ne me décevra pas. Il est d'ailleurs préférable de la lire à dose homéopathique, sous peine de saturation. Autant de superficialité peut faire peur, si, si.

Queen Betsy, tome 7 : Vampire et indigne, par MaryJanice Davidson
Milady, 2012 - traduit par Cécile Tasson  - illustration de couverture : Maureen Wingrove

7 janvier 2013

"Ce sera explosif, primaire, sans aucune retenue."

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J'ai aimé toute la première moitié du livre, celle qui expose la rencontre entre Gideon Cross et Eva Trammel, avec la proposition indécente et l'art de séduction entre ces deux-là, c'est explosif, primaire, sans aucune retenue. Sincèrement, j'étais accrochée aux pages de mon livre, gloussant bêtement, mais sans peur du ridicule.

Et puis le ton change dès lors que le couple entame une relation plus ou moins établie. On réalise que des secrets polluent toute idée d'harmonie, exceptée leur entente sexuelle, la communication entre eux est très difficile. Eva a tendance à prendre la fuite à la moindre contrariété, laissant Gideon lui courir après pour s'excuser et l'implorer de ne pas l'abandonner. La première fois, j'ai trouvé que c'était romantique et croustillant, puis constatant que le schéma devenait répétitif et fastidieux, j'ai fini par me lasser.

Je crois que le problème de cette romance a été de vouloir introduire une nuance de drame à son intrigue du genre basique et sulfureux, car très vite s'instaure une sensation de malaise qui ne nous quitte plus avant la dernière page tournée. Oubliez toute idée de fantasme, l'histoire est finalement plus sombre et amère qu'elle ne le laissait supposer. Et comme je n'y étais pas du tout préparée, j'ai été assez déconcertée. Pour autant, je lirai la suite, dans l'espoir de percer le mystère de Gideon Cross (le mâle dominateur dans toute sa superbe !).

Dévoile-moi, par Sylvia Day
Editions J'ai Lu, 2012 - traduit par Agathe Nabet

8 janvier 2013

"... pire qu'un bloc de foie gras aux truffes noires : c'est beaucoup trop cher et ça restait sur les cuisses !"

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C'est en se rendant chez son coiffeur que Felicity apprend que son ex, Greg le Bulldozer, traverse une mauvaise passe. Elle décide de s'inviter chez lui et se cogne les dents contre un mur de glace. Greg a mauvaise mine, mais c'est son problème. La situation prend un tour inattendu lorsque la jeune femme découvre un poulet épinglé sur la porte de sa maison. De la magie noire ! Il semblerait que les ennuis reprennent du service, Felicity doit de nouveau faire appel à Stan, son amant d'une seule nuit, et Terrence, son petit casse-croûte du moment. Soit, un entre-deux et un ange. On aurait pu rêver pire !


Autant dire qu'il se passe une foultitude d'événements dans ce deuxième tome, dont l'intrigue est clairement plus élaborée, plus croustillante, plus intense et plus addictive. En un mot, je suis mordue ! Le temps où Felicity m'épuisait à courir dans tous les sens est révolu, j'ai trouvé l'héroïne drôle et sarcastique, du moins cette fois j'ai été davantage sensible à son humour, et même ses histoires de fesses prennent enfin un sens, particulièrement sa relation avec Stan, piquante et savoureuse, j'en demande encore.

J'ai pris goût au rythme de cette série, dotée d'une bonne dose de dérision et d'un sérieux penchant pour l'art du rebondissement. Franchement, j'ai été baladée comme une novice, je n'ai rien vu venir, la fin est un festival d'action et de révélations, jusqu'à la toute dernière ligne, oups, ce sera dur de patienter maintenant !

Les anges ont la dent dure, par Sophie Jomain
Rebelle éditions, 2012

22 novembre 2012

“He said my name the way diabetics talked about hot fudge sundaes.”

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Dans ce tome 2, Betsy est toujours en pétard contre Sinclair, qu'elle accuse d'avoir abusé de sa naïveté pour obtenir son statut de consort. Elle a, de plus, sur les bras cette histoire de reine des vampires à gérer, ce qui n'est pas une mince affaire car sa position n'est pas crédible aux yeux de toute la communauté vampirique. Cette dernière est également la cible d'une bande de justiciers invisibles, et en son devoir de reine, Betsy doit arrêter le massacre ! 

Entre-temps, elle a trouvé du travail chez Macy's, le temple de la chaussure. Forcément Betsy est aux anges et refuse de céder sa place, malgré les remontrances de Sinclair. La situation est toujours tendue et torride entre eux deux, c'est exactement comme dans le premier tome, un mélange d'humour et de séduction, j'aime beaucoup ! 
Betsy Taylor est une vraie héroïne de chick-lit, elle est capricieuse, insupportable, tordue et chieuse, ses amis lui pardonnent tous ses défauts, et moi aussi, car franchement c'est un plaisir, simple mais vrai, de suivre ses aventures, lesquelles ne mangent pas de pain. C'est une lecture pour se divertir, et c'est tout ce que je demande.

 

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Betsy découvre qu'elle a une demi-soeur, qui n'est autre que la fille de Satan ! Une nouvelle fois, elle se fâche avec Sinclair pour lui avoir caché ce détail. Résultat, elle s'enferme dans la bibliothèque pour lire Le livre des morts et devient complètement folle. Ses pulsions démoniaques lui font commettre les pires atrocités et ce n'est pas sûr que ses proches lui pardonnent. Alors Betsy veut retrouver cette fameuse demi-soeur, chérie par l'Etoile du Matin, et promise à régner sur le monde. Grosse surprise le jour J ! 
De plus, Betsy devient jalouse de l'intérêt que porte Sinclair pour cette soeurette, ce qui lui fait ENFIN prendre conscience de ses sentiments cachés pour lui. Pas besoin de craindre un soupçon d'endormissement chez notre couple, Betsy et Sinclair ont trop mauvais caractère pour jouer les amoureux transis et mielleux. Chic, alors ! 
J'ai trouvé l'histoire complètement dingue, mais un peu plus poussive dans l'ensemble. La série fonctionne sur le même mode opératoire, jusqu'à présent c'est sympa à suivre mais il faudrait penser à pimenter le tout ou chercher à se renouveller. En attendant, les passages avec Sinclair sont toujours savoureux.

 

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Betsy est fiancée, mais la paix ne règne pas au sein de son ménage. Sinclair est jaloux, et pour la première fois il a peur ! Le petit Jon est de retour en ville et s'est installé dans leur grande maison de Summit Avenue, au grand dam du roi. Sous le coup de la colère, Betsy lui avoue qu'elle peut lire ses pensées intimes au moment où ils se livrent à leurs ébats passionnés, et la nouvelle passe mal, Sinclair prend ses cliques et ses claques, meurtri dans sa chair. 
Alors qu'elle tente de sécher ses larmes, Betsy doit répondre à ses devoirs de reine en écoutant les plaintes des fantômes qui se manifestent à elle, et notamment la victime du tueur en série qui s'en prend à toutes les belles plantes blondes de la ville. De plus, sa demi-soeur Laura commence à manifester un brusque changement de comportement. Basculerait-elle du côté de la force obscure ? 
Ce quatrième tome est toujours aussi drôle, mais il manque un peu de consistance. En gros, Queen Betsy fait son show, à côté de ça il n'y a rien de neuf sous le soleil. L'intrigue 'criminelle' est franchement traitée  à la légère (zou, un coup de bûche sur la tête et on n'en cause plus). Et même les histoires de couple de Betsy tendent à s'essoufler (c'est toujours la même rengaine, quoi). A lire sur le pouce, oui, génial : c'est drôle et divertissant, hyper efficace. Il faudrait cependant que Betsy ne devienne pas une caricature d'elle-même ! 

 

 Published August 2004 - July 2005 - May 2006 by Berkley (Berkley Sensation)

- disponibles en VF chez Milady, avec des ravissantes couvertures illustrées par Maureen Wingrove, alias Diglee : betsy2  betsy3  betsy4

22 novembre 2012

“What’s wrong with you? Are you ill? I forbid you to be ill, wife.”

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La vie maritale offre à Alexia l'occasion de s'envoyer en l'air, par dirigeable, et de découvrir l'Ecosse et ses kilts, avec un aplomb tout à fait remarquable. Il faut dire que la paranaturelle a déjà frôlé la mort par deux fois, c'en est assez pour rouspéter et fourrer son nez dans les affaires de son mari, de plus en plus cachottier. Alors que tous deux affrontent son ancienne meute de Kingair, un phénomène d'humanisation frappe les créatures surnaturelles, sans raison valable. Comme c'est étrange ! De plus, la meute est rancunière et veut protéger ses secrets, mais Alexia n'en peut plus de faire semblant et brûle de mettre les pieds dans les plats. La connaissant, cela promet d'être virulent. Et de nouvelles rencontres, comme la modiste française, Mme Lefoux, aux allures excentriques, sèment le trouble dans l'esprit de notre héroïne, ça et les déboires sentimentaux de miss Ivy et la soudaine obsession lubrique de sa soeur Felicity, quel chantier ! Je ne sais plus si je suis amoureuse de l'univers de Gail Carriger, ou de ses personnages, ou de l'humour, ou même de l'intrigue bien fournie et mystérieuse, sans oublier le point final, crucial, mémorable, impitoyable. Tout ce que je sais, c'est qu'il ne faudrait pas attendre trop longtemps pour dévorer la suite. Miam !

Changeless (Parasol Protectorate #2) - Gail Carriger
Published April 1st 2010 by Orbit 

Quelques perles :

“I like fish," chirruped Tunstell. 
"Really, Mr. Tunstell? What is your preferred breed?" 
"Well"--Tunstell hesitated--"you know, the um, ones that"--he made a swooping motion with both hands--"uh, swim.”

***

She reached inside the wide ruffle and pulled out a little vial. 
“Poison?” asked Lady Maccon, tilting her head to one side. 
“Certainly not. Something far more important: perfume. We cannot very well have you fighting crime unscented, now, can we?” 
“Oh.” Alexia nodded gravely. After all, Madame Lefoux was French. “Certainly not.”

22 novembre 2012

“Floote, what is going on? Do they think I am contagious? Should I assure them I was born with a nose this size?”

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Sous la pression sociale, Alexia quitte l'Angleterre en compagnie de son fidèle Floote et de Madame Lefoux. Toujours en colère contre son époux, elle décide de rejoindre l'Italie pour y comprendre l'étrange indisposition qui la frappe, souhaitant ainsi trouver une explication plausible auprès des Templiers. Mais son voyage est un calvaire de chaque instant, Alexia est notamment pourchassée par des vampires, mais aussi par des coccinelles meurtrières. Bref, sa vie ne tient plus qu'à un fil.

De son côté, son volcanique époux écume sa rage et sa frustration dans le formol ! Au grand dam du professeur Lyall. Je dois avouer que l'attitude du lord m'a profondément ennuyée pendant une majeure partie du roman, d'ailleurs c'est un peu le constat général, le rythme du roman peut se vouloir entraînant, il n'en demeure pas moins que la séparation du couple pèse sur l'ensemble. C'est nettement moins excitant, même si Alexia fait toujours preuve d'esprit, son aventure en solo n'offre pas non plus l'occasion de s'extasier.

Soit, de nouvelles théories sont exploitées et l'univers de Gail Carriger est une source inépuisable de découvertes et d'ingéniosité. Mais la débandade du couple vedette montre que la série tient énormément à leur alchimie, sans cela c'est plus terne, limite poussif. Même certains personnages, comme lord Akeldama ou la truculente Ivy Hisselpenny, manquent à l'appel. Soit leur apparition tarde à venir, soit elle est trop fugace... Encore un sujet de frustration ! Non, vraiment, ce troisième tome pêche un peu dans l'excellente appréciation que j'avais pour la série jusqu'à présent, je ne suis pas affligée ou déçue à un point irrémédiable, j'estime juste que cette lecture sera vite oubliée pour renouer avec une intrigue nettement plus digne de son flegme légendaire.

Blameless (Parasol Protectorate #3) - Gail Carriger
Published September 2010 by Orbit / édition française, 2012 (traduction de Sylvie Denis)

22 novembre 2012

“When Rome burned, the emperor's cats still expected to be fed on time”

“My name is October Christine Daye; I live in a city by the sea where the fog paints the early morning, parking is more precious than gold, and Kelpies wait for the unwary on street corners. Neither of the worlds I live in is quite mine, but no one can take them away from me. I did what had to be done, and I think I may finally be starting to understand what's important. It's all about finding the way home, wherever that is. I plan on finding out. 
I have time.” 

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October Daye menait une existence simple et heureuse : elle avait un mari, une petite fille, un job de détective. Son seul secret : c'est une Changeling. Au cours d'une mission pour son suzerain, Sylvester, dont Toby doit retrouver l'épouse et la fille, elle tombe entre les mains de ses ennemis et subit une terrible sanction puisque la voilà transformée en poisson, coincée dans une mare. Quatorze années vont passer sans pouvoir briser le sort. 
Le retour à la vie "normale" a donc un goût amer. October veut qu'on l'oublie, elle bosse de nuit, dort le jour et attend le moment où sa fille acceptera de la revoir. Malheureusement, son passé la rattrape alors qu'elle reçoit le coup de fil d'une vieille connaissance, lady Evening Winterrose, comtesse du fief de Goldengreen. Celle-ci est sauvagement agressée, et avant de mourir, lie par une malédiction October afin de l'obliger à démasquer le coupable de son meurtre. 
Commence une enquête pénible et imprégnée de mensonges. October doit renouer avec "les siens", ceux auprès de qui elle ne s'était jamais sentie à sa place, ceux pour qui elle a tout sacrifié et ceux qui n'ont pas hésité à la trahir. Toby n'a plus le choix, elle reprend contact avec l'univers faerique, les illusions brisées en poche. 
L'atmosphère est particulièrement sombre et oppressante. L'héroïne elle-même est une femme désabusée, tellement résignée sur ce qui l'attend, il faut dire aussi que tout ce qui l'entoure n'est que poudre aux yeux. Le milieu est cruel, indigne de confiance, ce n'est pas nouveau. Du coup, Toby traite son enquête avec un certain écoeurement (comme on la comprend !) mais ce n'est pas sans conséquence sur l'impression donnée au lecteur. Ce n'est pas gai du tout, mais ça ne me dérange pas, et puis l'action est lente, pas de problème non plus. 
En fait, le gros enjeu de ce roman était de placer tous les pions sur l'échiquier, de planter le décor et les personnages. Résultat, on apprend beaucoup, on découvre et on attend. A partir de là, je pense que cela sera du pain bénit pour la suite. Plus besoin de tergiverser, le train est maintenant en marche, il faudra développer ce qu'on nous laisse entrevoir dans ce tome 1. Et croyez-moi, il y a vraiment de bonnes choses ! Espérons que mes espoirs ne seront pas déçus.

Rosemary and rue (an October Daye novel) - Seanan McGuire
Published September 2009 by DAW BOOKS Inc. 

“There weren’t any fairy tales in the streets around me. If there was ever a 
Cinderella, her glass slippers shattered under her weight and she limped home bleeding from the ball.” 

22 novembre 2012

In Italy, a powerful vampire is amassing the power to control the souls of the dead...

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Suite à la débandade survenue dans le tome précédent, Victoria s'est retirée du monde pendant un an, afin de revenir plus vindicative et déterminée à se venger. Les vampires semblent avoir déserté la capitale britannique, Max Pesaro ne donne plus signe de vie, et même Sebastian Vioget s'est évaporé dans la nature. C'est en renouant avec de vieilles connaissances que Victoria rencontre le célèbre Polidori, escorté par un garde du corps qui fait naître un trouble grandissant chez notre chasseuse de vampires. ^-^
Et l'action s'enchaîne, puisqu'il faut partir en Italie pour mener une enquête plus approfondie concernant l'organisme secret nommé Tutela. Sur place, une surprise de taille attend Victoria : Max est bel et bien vivant, mais a trahi son clan. 
L'héritière des Gardella va devoir livrer une bataille plus féroce, dans un milieu qui lui paraîtra encore plus fourbe et dangereux. Heureusement qu'elle a gagné en maturité et en force, la jouvencelle du début est aux oubliettes, c'est en femme maîtresse d'elle-même, de ses choix souvent intempestifs et de ses décisions radicales, que Victoria se présente désormais. 
Ce tome 2 fait également la part belle au personnage de Sebastian, qu'on ne cerne pas très bien, sauf qu'il est séducteur et sarcastique, sans oublier qu'il ne laisse pas totalement indifférent notre chère Victoria. Gniiii... La faucheuse a pourtant bien du souci à se faire, Sebastian n'est pas digne de confiance, on le sait, elle aussi, et d'ailleurs on va découvrir une partie de son secret au cours de l'histoire, ce qui risque de chiffonner nos petites supputations de base. Hanlala, c'est plus qu'excitant ce qui nous tombe sur la pomme, croyez-moi. 
Finalement, c'est ce qui me plaît dans cette série - l'intrigue n'est peut-être pas foncièrement originale et aurait tendance à se répéter (sur le principe qu'à chaque fois il faut sauver un objet sacré des mains de l'ennemi), mais cela reste incroyablement divertissant et plaisant à lire. La recette est simple : on trouve du badinage amoureux, de l'action et du suspense. De plus, l'auteur n'hésite pas à zigouiller des acteurs importants à l'histoire, ce qui donne forcément envie de vouloir lire la suite, le principe est vicieux mais efficace. En bref, il me semble que cette série a enfin trouvé son rythme de croisière, ce qui me convient parfaitement. 
Série bouclée en 5 tomes.

Rises the Night (The Gardella Vampire Chronicles #2) - Colleen Gleason
Published June 2007 by Signet

22 novembre 2012

Old habits died hard.

Là où commence notre histoire, les demoiselles de bonne famille se pressent dans des bals pour la rencontre opportune, celle qui fera d'elles l'épouse de, afin d'asseoir leur réputation et leur futur. Victoria Gardella est une jeune beauté de 19 ans, également promise à se trouver un riche mari, mais qui se voit confier un héritage familial d'une autre envergure : être une Venator (une tueuse de vampires). 
C'est sa tante Eustacia qui va tout lui apprendre et la préparer à affronter ses missions. Notre héroïne n'est point farouche, et compte bien prouver à Max Pesaro, son soutien appelé d'Italie, qu'elle n'est pas qu'une péronnelle soucieuse des fanfreluches, des quadrilles et des bons partis. Sa famille a d'ailleurs désigné pour elle le candidat idéal : lord Rockley, marquis de son état. 
Entre les soirées mondaines, les séances de badinage avec son élu, ses chasses nocturnes, ses rencontres fortuites, Victoria sent poindre la migraine ! Qu'à cela ne tienne, elle a juré de retrouver un livre ancien, de l'arracher des griffes de l'ennemi, de protéger les simples mortels et de préserver son secret. Or, un autre cas de conscience s'impose à elle - entre la félicité conjugale et la destinée à accomplir, le choix est crucial et n'accepte aucun compromis. 
J'étais très curieuse de découvrir cette série (je la convoitais depuis deux ans !), mais j'ai été un peu déçue du résultat. Je n'ai pas été convaincue par le mélange des genres, d'un côté la romance historique, affreusement plate, sans humour ni effronterie, de l'autre la version Buffy-the-vampire-slayer apparaît plus sympathique, avec un assistanat de choix, en la personne de Max mais aussi de Sebastian. Ces deux-là dégagent un charisme dévastateur, nimbé de séduction et de danger, hmm. 
L'intrigue, dans son ensemble, n'est guère originale et souffre de stéréotypes sans ternir l'aspect divertissant du roman non plus. Parce qu'il faut admettre que l'histoire prend aussi de vilaines tournures, pas toujours au profit des protagonistes, et c'est ce qui m'embête au fond, parce que je n'ai pas été complètement emballée par ce 1er tome, je me disais oui mais bof, et pourtant je ressens comme une petite démangeaison à vouloir en savoir plus et connaître la suite. 
Qui a dit qu'un clic vous facilite la vie ?

The Rest Falls Away (The Gardella Vampire Chronicles#1) - Colleen Gleason
Published January 2007 by Signet  - DISPONIBLE EN VF :  Chasseurs de Vampires (ed. City)

22 novembre 2012

“You're leaving me, Rainbow Girl.”

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A la fin de FaeFever, nous avions laissé MacKayla dans une situation critique. Le début de Dreamfever (Fièvre Fatale) ne nous laisse entrevoir aucun espoir. La jeune femme n'est plus elle-même, le monde d'ailleurs a basculé dans l'horreur, le contraste est énorme. La Mac 4.0 dit non au rose et ne porte que du cuir, du noir et du rouge. Elle a juré de se venger et ne fait plus confiance en personne. Elle s'associe néanmoins avec Dani, la plus jeune des sidhe-seers vivant à l'abbaye sous la houlette de Rowena, et décide de provoquer la vieille dame pour la faire sortir de ses gonds. Il est fini le temps des palabres, il faut agir et chaque heure compte. 

Avant-dernier tome de la série, Dreamfever a fait monter d'un cran la pression. L'atmosphère est sombre, poignante et angoissante. MacKayla est une femme écoeurée et meurtrie. Autour d'elle, ce ne sont que mensonges, trahisons et convoitises qui esquintent ses dernières défenses. Barrons cultive toujours ses secrets, les quelques incursions de Mac dans son esprit laissent apercevoir un passé troublant, n'auréolant guère de gloire les intentions du libraire. Il veut le Livre Noir dans un but égoïste, il est menteur et dangereux, Mac n'est pas dupe mais continue de collaborer avec lui car cela sert également sa propre mission. 

Est-ce que leur relation évolue un peu ? Oui, et non. Elle atteint un pic d'érotisme au début, mais très vite le souffle retombe. Barrons va s'en tenir à des provocations gratuites face à une Mac qui ne se pardonne pas d'avoir été abusée. C'est frustrant, tout le glamour lâché dans FaeFever s'est fait la malle dans ce tome 4. Même V'lane reste désespérément absent, ou trop peu présent. Tout comme Christian MacKeltar. 

J'ai conscience que ce livre est aussi un tournant dans la série et que l'action a été davantage privilégiée parce que le monde est tombé dans un chaos indéfinissable. J'ai bien aimé ce tourbillon, j'admire la nouvelle Mac prête à bouffer de l'unseelie pour les renvoyer en enfer, et pourtant je reste sur ma faim. Frustrée, en fait. Je préfère quand Mac est en compagnie des *hommes* de sa vie ou avec Dani, l'humour ou la séduction ont la part belle, tandis que Mac en solo ne songe qu'à sa guerre. Par contre, elle avance, elle fait des découvertes sur ses propres origines, tente d'approcher le Sinsar Dubh, souvent elle tombe mais c'est pour mieux se relever. 

Encore une fois, le dernier chapitre est une tuerie qui nous fait pousser des cris d'horreur, ce n'est plus une nouveauté, KMM a beau glissé une note en fin de livre pour nous rassurer, elle sait se montrer particulièrement sadique et perverse avec nous.

Les Chroniques de MacKayla Lane #4
Traduit de l'anglais (USA) par Cécile Desthuilliez
J'ai Lu semi-poche (2010)

22 novembre 2012

Mon odorat n'est pas à son meilleur quand il est saturé de cambouis et d'huile de vidange.

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Est-il besoin de présenter Mercy Thompson, la mécano la plus sexy du Montana, qui vit dans un mobil-home près de la superbe résidence d'Adam Hauptman (si je case déjà ce spécimen, ce n'est pas un hasard). Mercy est en fait une Changeforme, sa spécialité : se transformer en coyote. Elle a grandi parmi la meute des loups-garous d'Aspen Creek, son tuteur a été le Marrock en personne (le grand chef des loups) et a été folle amoureuse de Samuel, l'un des fils héritiers. Aujourd'hui, donc, elle vit sur le territoire d'Adam, qui est l'Alpha de la meute de la Columbia. C'est un type autoritaire et colérique, beau à tomber à la renverse, sauf que Mercy n'est pas du genre jouvencelle en détresse, qui bat des cils en attendant son bon vouloir. La nana a du caractère, elle a clairement fait comprendre qu'elle était indépendante en refusant d'appartenir à la meute ou de recevoir des ordres de qui que ce soit. Mercy Thompson trace sa route et envoie bouler le reste.

Dans ce premier tome, la vie de Mercy connaît un grand chambardement depuis l'arrivée dans son garage d'un jeune loup solitaire, qui précède l'attaque surprise de la maison d'Adam et le kidnapping de sa fille. Bien évidemment, Mercy est mêlée jusqu'au cou, se voit ainsi forcée de reprendre contact avec un passé qu'elle avait fui quinze ans plus tôt, sans compter la faune environnante, comme les sorcières ou les vampires, avec qui Mercy doit âprement négocier pour obtenir des indices. L'enquête est plutôt bien menée, mais j'ai davantage trouvé que ce premier livre se plaçait comme un livre d'introduction. Il y a de l'action et des rebondissements, mais l'intrigue se met volontairement en retrait pour permettre aux personnages, au contexte et à tout l'univers de Patricia Briggs de prendre ses marques. C'est une bonne lecture, entraînante et qui tient ses promesses de distraction, je l'ai d'ailleurs dévorée avec gourmandise (mes cernes de zombie peuvent témoigner de mes heures de veille). Et puis, je tremble, je frémis face à ces prémices de triangle amoureux, ma bête noire, car j'ai le ventre noué de savoir si mon favori (Adam) remportera le gros lot, ou pas. 
(Quant à cette couverture du plus mauvais goût, c'est hélas chose courante dans l'urban fantasy, un genre où le style littéraire ne brille pas non plus de mille feux, inutile de rappeler que la vocation de ces livres est ailleurs...)
Sourire coquin.

L'Appel de la lune ~ Patricia Briggs  (série Mercy Thompson #1)
Milady (2008) - 370 pages - 7€
traduit de l'anglais (USA) par Lorène Lenoir

et un petit passage, cocasse :  Le minibus était peint aux couleurs de la Mystery Machine de Scoubidou, ce qui en disait long sur le genre de vampire qu'était Stefan. Il m'avait dit avoir envisagé de le peindre en noir, quelques années auparavant, lorsqu'il avait commencé à regarder Buffy contre les vampires. Mais au bout du compte, il avait décidé que la Tueuse ne tenait pas le coup face à Scoubidou.

22 novembre 2012

“If you could just see your face,” she told me. “You look like a cat in a bathtub.”

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Ce 3ème tome, même s'il se termine dans la violence et la douleur, est aussi épatant parce qu'il est sombre, parce qu'il va au bout des choses et de l'horreur, du traumatisme et de la culpabilité, mais en plus de cela, il montre aussi une face méconnue de Mercy, tout en sensibilité et vulnérabilité. J'ai été sincèrement surprise, mais pas mécontente. 

Dans cette nouvelle aventure, Mercy enquête au pays des faes, l'univers est l'égal de celui des vampires, dans le sens où il est impitoyable et secret. Elle est sollicitée pour régler une dette, elle se trouve impliquée dans une affaire de meurtre et voit son ami Zee derrière les barreaux, condamné à mort par les siens. Cette injustice la révolte, c'est dans sa nature de fourrer son museau où il ne faudrait pas, et de persévérer à démasquer le coupable alors que les faes lui interdisent d'intervenir et lui ordonnent de rentrer dans le rang, mais Mercy n'a jamais été très obéissante. 

J'aime beaucoup l'univers des faes en général, aussi je n'ai pas été déçue par ce volet. Il nous montre une drôle de politique faite de dissimulation, de manipulation et d'intimidation. C'est un monde féroce, où il est difficile de s'assurer des alliés, et en même temps le dévouement ou le sacrifice peuvent être entiers. C'est tout ou rien. Et je pense que c'est ce qui me fascine aussi, en l'absence de compromis, les personnalités se révèlent dangereuses, les sourires sont trop souvent cruels, c'est ce qui fait partie de leur charme sulfureux. 

La fin est atroce, bien entendu. Jusqu'à présent, Mercy avait un côté infaillible, qui l'isolait et nous la rendait un peu lointaine. C'est terrible d'avoir cet affreux coup du sort qui risque de la briser, alors même qu'elle se décidait à se libérer de ses angoisses, qu'elle avait enfin compris son réel attachement pour Adam et ses sentiments pour Samuel, et c'est là que le cauchemar arrive. Ouille, c'est trop moche. Patricia Briggs a pris un nouveau tournant avec ce tome, Mercy n'a pas fini d'en baver, cependant je pense qu'une autre porte s'est ouverte aussi pour elle, et rien que d'y penser, je suis contente. Pour elle, et pour la suite.

Le Baiser du Fer ~ Patricia Briggs  (série Mercy Thompson #3)
Milady (2009) - 410 pages - 7€
traduit de l'anglais (USA) par Lorène Lenoir

22 novembre 2012

“That’s a pretty lame superhero name,” I told him. “Scooby-Doo is already taken,” he said with dignity.

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Quatrième tome avalé et aussitôt digéré tant il est conforme à ce que j'attendais ! L'histoire est proprement ficelée, les personnages sont et demeurent attachants, c'est un vrai petit monde dans lequel on s'incruste, parce qu'on s'y sent quasiment à l'aise, Mercy est une héroïne qui possède d'énormes atouts, tout en tirant profit de ses défauts (sa propension à se mettre dans des situations catastrophiques, notamment). Et puis, il y a une vraie tension sexuelle, depuis le temps qu'on attendait que ça se décante, et même si le passage à l'acte laisse un goût d'inachevé (voire, de frustration !). Avec Patricia Briggs, c'est "laisse parler ton imagination" ! 

Pour l'histoire, Mercy est donc de retour chez les vampires. La Reine a découvert que la Changeuse avait tué son Favori, elle lui déclare la guerre en imprimant une croix d'ossements sur la porte de son garage. Qui dit vampire, dit le retour de Stefan, notre fan #1 de Scoubidou. J'aime beaucoup ce vampire au grand coeur, fidèle et loyal, même dans l'adversité. Cela compense l'absence de Warren et Kyle, deux autres personnalités atypiques, que j'affectionne grandement ! Donc, pour éviter une guerre des clans, Mercy s'éloigne en se rendant chez une copine de fac, Amber, qui a sollicité son avis depuis qu'elle pense sa maison hantée. Ce bol d'air ne sera pas qu'une promenade de santé, on s'en doute, les événements qui vont survenir à Spokane donneront lieu à des moments douloureux, flippants et malheureux aussi. 

Mercy Thompson devient ainsi une des séries que j'apprécie le plus, alors que les deux premiers tomes m'avaient laissé une impression de "presque bien, mais manque le petit truc pour faire la différence", la série montre donc une qualité qui se peaufine au fil des épisodes, de même qu'une certaine aisance. L'auteur et ses lecteurs se sont bien entendus, et chacun trouve son compte dans cette série, ce qui est un pari difficile mais réussi.

 

Mercy Thompson, tome 4 : La Croix d'Ossements - Patricia Briggs
Milady (2010) - 383 pages - 7€
traduit de l'anglais (USA) par Lorène Lenoir

22 novembre 2012

Ohlala !

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Voilà un deuxième tome qui passe immédiatement la vitesse supérieure, pas le temps de gober les mouches. Riley se réveille nue dans un entrepôt, avec un cadavre à ses côtés. Elle essuie une attaque, parvient à s'échapper de ce centre où elle était, semble-t-il, retenue prisonnière depuis une semaine, mais sous l'effet de la drogue, elle ne se rappelle rien, sinon d'avoir été violée ! (sic) 
Page 50, Riley s'envoie en l'air avec un cheval. Oui, déjà. Quoi, un cheval ? En fait, un métamorphe. Il s'appelle Kade, lui aussi était retenu contre son gré dans ce laboratoire et compte bien se venger des traitements infligés. 
A ce stade, il faut donc savoir que notre héroïne n'a pas du tout changé et considère le sexe comme une absolue nécessité dans sa vie. Elle le répète tant et tant de fois, pfiou, c'est parce que nous réagissons avec notre sensibilité humaine que nous n'y comprenons rien. En gros. 
C'est un peu le cas de Quinn, aussi. Notre vampire sexy est de retour. Yeah. Il a bien tenté d'oublier Riley, mais impossible, il l'a dans la peau. Il la veut, toujours, mais veut surtout une relation exclusive. Et il demande ça à une louve nymphomane, le pauvre, il n'a rien compris et il va souffrir. (D'ailleurs, il affiche principalement une mine contrite et désespérée dans ce tome. J'étais à cran, gniii. Il en bave, Riley mérite les pires insultes...)
Autant j'avais pu excuser l'attitude de Riley dans le tome 1, du fait de la fièvre lunaire, autant cette fois j'ai failli craquer face aux scènes de sexe trop nombreuses, souvent inappropriées et décrites en des termes de violence et de passion sauvage. Trop, c'est trop. 
C'est finalement parce que l'intrigue autour est bien ficelée que j'aime cette série. L'étau se resserre autour du grand stratège qui se planque derrière les manipulations génétiques, probablement le tome suivant fera tomber les masques. En attendant, j'espère que Riley aura fait du tri dans son harem et qu'elle évitera de répéter, comme pour se convaincre elle-même, que le sexe est une danse sensuelle absolument complémentaire à sa façon de vivre, qu'il n'est pas né celui qui la fera tout arrêter, sauf si elle rencontre son âme soeur (alors là, j'attends de voir !). J'en viendrais presque à quémander un peu de sentiments romantiques, pour changer...

Le Baiser du Mal (Riley Jenson #2) - Keri Arthur 
Milady, 2010. Traduit de l'anglais par Lorène Lenoir 

22 novembre 2012

“My name is Gin, and I kill people.”

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Voilà une lecture qui ne m'a pas complètement séduite, sans me décevoir non plus. Quel casse-tête ! J'avais plus d'une fois envie de me dire, laisse tomber, mais j'étais trop curieuse de connaître la suite et, de fil en aiguille, je suis arrivée à la dernière page, la maudite, qui me lâche une info vile et mesquine, du genre à me donner (presque) envie de signer pour la suite. 
Argh ! Que de perversité dans ce monde de brutes. 
Jennifer Estep n'a rien inventé de nouveau, ce qui ne signifie pas que ça ne plaise pas aussi. L'héroïne est une dure, une vraie, elle est tueuse à gages, avec la conscience d'accomplir un nettoyage juste (elle ne zigouille que les pourris, les violeurs d'enfants, etc.). Elle a connu la rue, en est sortie à l'âge de 13 ans et doit son salut à Fletcher, son mentor, patron du Pork Pit, un second père. Et si la dame est aussi froide et intransigeante, c'est parce qu'elle aurait trop souffert de son passé et de sa faiblesse. 
Elle masque bien cette vulnérabilité derrière sa façade de bombe atomique et de redoutable machine à tuer. Elle fait du boulot vite fait, bien fait. C'est la meilleure sur le marché, aussi lorsque sa dernière mission vire à la catastrophe, ça chauffe à tous les étages car Gin, surnommée l'Araignée, ne tolère pas d'avoir été doublée. Assistée du fils de Fletcher, l'irrésistible Finnegan Lane, elle va donc jurer vengeance en levant son poing au ciel. 
En cours de route, elle s'associe également avec l'enquêteur de police, Donovan Caine, le type le plus intègre de la ville (Ashland serait un peu la soeur jumelle de Gotham City). Ces deux-là ont bien du mal à collaborer, ils sont ennemis par principe mais, bon, ils sont tous deux séduisants et le savent, ils se plaisent et s'attirent, ils jouent un jeu trouble et dangereux, pas de quoi arranger leurs petites affaires... 
A lire comme ça, c'est très excitant sauf que l'alchimie ne fonctionne pas du tout ! Déjà, Gin et Donovan ont l'un et l'autre des personnalités peu glamour, de ce fait leurs scènes de séduction sont risibles et ne produisent aucun effet. L'apparition d'un autre candidat, dans le tome 2, pourrait corriger l'erreur de casting de ce premier volume - ouf. 
C'est un peu juste pour se prononcer sur cette série, parce que l'histoire laisse entrevoir une intrigue sombre et retorse qui colle bien avec l'ambiance générale, mais je ne sais pas, il me manque le fameux petit truc en plus...

Le Baiser de l'Araignée (L'Exécutrice#1) - Jennifer Estep
J'ai Lu, coll. Crépuscule, 2011. Traduit par Agnès Girard. 

22 novembre 2012

“Valhalla on the right. Paradise regained on the left. Stuck between a Godiva truffle and a chocolate eclair.”

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Depuis le temps que j'envisageais de lire la série des Highlanders de KMM, je ne regrette pas le temps écoulé, il n'a fait que renforcer mes attentes, sans céder à quelconque mode, il aura simplement suffi d'un après-midi au soleil pour succomber à la tentation. Et j'ai beaucoup aimé cette première aventure écossaise !

Hawk est un type fascinant, taillé dans le roc, réputé pour ses conquêtes féminines et son détachement auprès d'elles, en somme c'est un rustre, même si au fond de lui c'est un être blessé par la vie, et blablabla. Le roi James, qui le déteste, lui a imposé un mariage avec Jane la Folle, sans savoir que celle-ci a été tuée par son propre père. C'est alors que surgit de nulle part Adrienne de Simone, une jeune américaine débarquant du XXe siècle ! La voilà obligée de jouer un rôle et d'épouser un homme qu'elle ne connaît pas. Elle qui pensait s'être tirée d'un mauvais pas (elle s'accuse du meurtre de son petit copain), elle se trouve liée à un individu imbu de sa personne et d'une beauté dévastatrice. Au lieu de s'en réjouir, elle peste car elle déteste la beauté masculine, source de tous ses maux !

Alors, c'est la guerre entre Adrienne et Hawk. Cela dure des pages et des pages, on connaît le scénario, c'est fatalement irrésistible, un peu idiot aussi, Hawk est jaloux du forgeron nommé Adam Black - le fameux ! - et pense que sa femme va succomber à ses charmes. Autant saluer la prouesse de cette romance mouvementée, fignolée de joutes verbales et d'assauts de séduction de grande envergure, oui, oui, c'est une romance de la vieille école mais ça produit toujours son petit effet !

Au-delà de cette débauche de passion, il y a aussi et surtout tout un monde à découvrir, un monde où KMM a bâti des bases solides, lesquelles ne vont cesser de se déployer et de s'enrichir au fil des tomes, pour donner naissance à la série Fever. Ici, on découvre Adam Black, autrement dit l'Elfe Noir, le Fou de la reine Aoibheal, épouse de Finnbheara, roi de Faërie. Forcément, ça interpelle et ça donne encore plus envie de découvrir la suite pour grapiller des détails. Ce premier tome est loin d'être parfait, notamment pour ses longueurs, mais il tient ses promesses.

Les Highlanders, tome 1 : La malédiction de l'Elfe noir, par Karen Marie Moning
J'ai Lu, rééd. 2011 - traduction de Lionel Evrard 

22 novembre 2012

..and there was only Grimm, blue eyes blazing, his massive frame filling the doorway. He was majestic, towering, and ruthless.

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Petite déception concernant ce tome 2, qui nous raconte l'histoire de Grimm, le bras droit de Hawk Douglas.

Grimm est un Berserker, ce qui signifie dans la mythologie scandinave qu'il est un guerrier fauve capable d'entrer dans une fureur sacrée qui le rend surpuissant. Sa famille a été massacrée sous ses yeux, il a grandi chez les Saint Clair, où la petite demoiselle, Jillian, était folle de lui. Les années ont passé, Grimm a poursuivi son chemin mais Jillian ne l'a jamais oublié. Amoureuse de lui, elle s'est jetée à son cou alors qu'il a préféré lui tourner le dos.

Bref, le temps des retrouvailles est venu. Grimm, ainsi que deux autres prétendants, ont été convoqués par le père de Jillian pour conquérir son coeur afin de la détourner de son intention d'entrer au couvent. Jillian n'a d'yeux que pour Grimm, il s'en doute mais la repousse toujours. Pour lui, être un Berserker est une malédiction, il ne souhaite pas que cela touche son entourage, car bien évidemment lui aussi est amoureux de Jillian. Mouaip, mouaip, mouaip.

Je suis restée en retrait de cette romance, que je n'ai pas trouvée renversante mais un peu ridicule. Grimm passe son temps à fuir la demoiselle qu'il aime, elle est passablement agacée pour sa froideur et le lui rend bien alors qu'elle se languit de lui, voilà le topo, c'est passablement ennuyeux, du moins personnellement je n'y ai pas pris goût. Point de trace d'Adam Black au programme, ce n'est décidément pas avec ce titre que l'auteur a pu exploiter sa mythologie introduite avec La malédiction de l'Elfe noir. Nul doute qu'elle se rattrapera par la suite...

Les Highlanders, tome 2 : La rédemption du Berserker, par Karen Marie Moning
J'ai Lu, rééd. 2011 - traduction de Lionel Evrard 

3 décembre 2016

Suis-moi, je te fuis ! par Louise Manet

suis moi je te fuis

En plaquant une vie confortable pour mener une existence plus en phase avec ses aspirations (adieu le marketing, place à l'auxiliaire de vie), Morgane a également embrassé une petit vie de galères à compter chaque centime et à ménager sa petite voiture proche de l'épave. Aussi, le jour où une nana écervelée rentre dans son pare-choc, elle ne se doute pas encore de la tornade en vue.

Une tornade nommée Grégoire. Un bel homme aux tempes argentées, un sourire ravageur, une aisance naturelle... et bim, il est séduit par la jolie Morgane et lui sort son numéro de charme sans tenir compte de ses rebuffades. Car la belle est farouche, frileuse en amour, allergique à toute forme d'engagement. 

Plus Grégoire la courtise, plus Morgane perd pied et cherche à rentrer dans sa coquille !

Ce jeu de séduction s'étale ainsi sur les quelques 200 pages du roman. C'est frais, charmant, coquet, un brin coquin... mais pas trop. C'est une bluette facile et agréable à lire, juste le temps de s'échapper de son quotidien. La formule n'est pas nouvelle, et je regrette aussi l'amoncellement des clichés, les blagues un peu lourdes et éculées. Mais le plaisir de lecture n'a pas été négligeable et c'est ce qui importe le plus !

Une lecture pétillante, qui fait voir la vie en rose. ☺

Harlequin - coll. HQN - mai 2016

2 décembre 2016

Les Aventures improbables de Julie Dumont, par Cassandra O'Donnell

Julie Dumont

Amateurs de comédies policières à la Janet Evanovich ou Sophie Henrionnet (pour la touche frenchy), vous allez vous régaler avec Julie Dumont et ses aventures improbables ! Parce que je sortais de deux lectures particulièrement douloureuses, très sombres et pesantes moralement, j'avais un besoin urgent de fraîcheur et de distraction. Bingo. Audible a exaucé mon vœu en proposant le téléchargement en exclusivité du roman de Cassandra O'Donnell. Je ne connaissais pas. J'ai cliqué, hop. Et mon weekend a été enchanté. 

L'histoire est complètement folle, futile et légère. Elle met en scène Julie Dumont, une héroïne célibataire, fonceuse et gaffeuse, parisienne et journaliste, qui se réveille au matin avec un  homme nu dans son lit, sans se douter de son identité, de sa rencontre ni de sa nuit. La belle brune file en douce et part en Normandie pour l'anniversaire de mariage de ses parents.

En route, elle vient au secours d'un type amoché gisant dans le fossé et le conduit à l'hôpital. Naturellement, elle se fait incendier par sa mère pour son retard, puis assiste à la mort en direct d'une convive. Trêve des réjouissances. Julie est persuadée d'avoir la scoumoune et revoit son séduisant rescapé, Benjamin Stein, qui lui confie en retour une nouvelle mission : enquêter sur le meurtre d'une épouse de notable.

L'affaire a fait grand bruit dans la région (argent, liaison, amant roumain, disparition...) et a attiré un journal à scandale comme Le Nouvel Inquisiteur, pour lequel bosse Benjamin. Il soudoie alors Julie pour reprendre le flambeau, laquelle va s'improviser détective avec pertes et fracas. Là où elle passe, les témoins trépassent. ^-^

J'ai pris énormément de plaisir à suivre Julie dans ses péripéties à la fois drôles et rocambolesques afin de résoudre une énigme crapuleuse, habilement troussée, riche en suspense et en rebondissements.

La personnalité de l'héroïne donne aussi du pep's au récit : Julie est une jeune femme moderne et indépendante, spontanée et pleine d'ambition, qui collectionne les impairs et les cadavres, mais qui ne s'apitoie jamais sur son sort. Son retour sur les terres de son enfance lui donne également du fil à retordre, entre son éternel célibat, son choix de carrière et son départ pour la capitale, ses oreilles n'en finissent plus de siffler !

Il faut dire que son entourage est particulièrement gratiné - famille de croque-morts, vivant au Neubourg, une mère impatiente de la marier, un père au flegme admirable et un grand-père obsédé sexuel. Les tablées autour du rôti dominical ne manquent pas de saveur ! Sans oublier les deux spécimens masculins, propulsés sur la scène, avec du charme à revendre...

Tous les codes de la comédie ont ainsi été réunis pour combler la lectrice en quête de détente et de bonne humeur. Rien que pour ça, le roman a rempli son contrat et m'a fait passer un très bon moment. ☺

Texte lu par Ingrid Donnadieu pour Audible FR (durée : 7h 31) - Octobre 2016

>> En téléchargement & en exclusivité sur Audible.

©2016 Les éditions J'ai lu (P)2016 Audible FR

Les aventures improbables de Julie Dumont | Livre audio

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